NOUVELLES ET MISES À JOUR

 

 

 

16 AOÛT 2006

 

Deux nouveaux poèmes en ligne : Prose et À fleur de déjection, respectivement sur la page consacrée aux extraits de Seulement rien et sur celle dédiée aux extraits de La vie en flammes.

 

Deux poèmes très différents, presque opposés tant sur la forme que sur le fond. Par certains aspects, l’un semble presque invalider l’autre, et pourtant, à mon sens, aucun des deux n’y parvient vraiment. Le ton de Prose tend à infirmer la solennité ténébreuse, gothique, de À fleur de déjection, mais il ne peut nier la réalité tout en perspective de ce que ce poème exprime ;  et d’un autre côté, le lyrisme de À fleur de déjection ne peut étouffer la réalité de la vacuité ordinaire à laquelle Prose le rappelle.

Deux poèmes qui se prennent donc à contre-pied en tournant autour du vide.

Un grand écart poétique indispensable si l’on veut vraiment sonder la réalité complexe de l’existence et du néant qui la traverse pour en restituer l’articulation paradoxale.

« S’il n’y avait que l’obscurité, tout serait clair » (Arnold Geulincx)

Or, justement, rien n’est clair. Ni la vacuité et la trivialité qui traversent Prose ni les ténèbres qui enveloppent À fleur de déjection ne peuvent se dissiper les unes sous l’effet des autres, les unes du fait de la réalité des autres.

Pour le poète, il faut donc faire avec ces deux dimensions, et s’employer à les articuler au sein d’une même entreprise poétique en respectant leur opposition relative, c’est-à-dire en respectant le fait que leur expression ne peut naturellement pas s’accorder et rimer. Il n’y a pas d’autre choix que de respecter cette schizophrénie spirituelle.

 

 

 

17JUIN 2006

 

A l’occasion du retour de Guns N’ Roses le 20 juin au Palais Omnisports de Paris-Bercy, je me suis arrangé pour qu’une petite soirée soit organisée. Cela me permettra au passage de jouer au dj pour la première fois depuis bien longtemps. Les amateurs de rock dur classique ou moderne devraient y trouver leur compte…

 

La soirée aura lieu le vendredi 23 juin, à partir de 23H, au Klub (14 rue Saint-Denis. Métro Châtelet/Les Halles). PAF : 10 Euros.

 

 

 

17 MAI 2006

 

Encore à la Galerie Kennory Kim (voir ci-dessous pour l’adresse) : une exposition, à partir d’aujourd’hui jusqu’au 10 juin, de tableaux réalisés par Axël Kriloff. Il s’agit de paysages, généralement urbains voire industriels pour ce que j’ai pu en voir, peints avec de la rouille sur des morceaux de bois.

Le vernissage aura lieu le jeudi 18, à partir de 19H…

 

Le site d’Axël Kriloff : http://axel.kriloff.free.fr/

 

 

 

5 MAI 2006

 

            Une date : du 9 au 13 mai

 

            Un lieu : Galerie Kennory Kim

                          22 rue des Vertus, dans le 4ème arrondissement de Paris

                          Métro Arts-et-Métiers

 

            Un site : http://www.les-desesperes.com/

 

            Un autre site : http://invidation.blogspot.com/

 

            Personnellement, j’y serai.

 

 

 

17 AVRIL 2006

 

            « Self-medicating ghost of times past forgotten

            There is no dark pride in loneliness

            Escape those thick heads,

            Denounce those addictions and memories fade

            What’s your pleasure, pistol or syringe ?

            Then take aim and fire… Watch those memories

            Or drop dead »

 

            (ROZZ WILLIAMS – RIP)

 

            « So much blood I’m starting to drown

            Runs from cold to colder

            Time to time the sky’s coming down

            To help me lose my way

Tears and lies for answers

You and open veins, God knows I’m gone »

 

(LAYNE STALEY – RIP)

 

Rozz Williams et Layne Staley, deux âmes parmi celles qu’une législation à la dérive pourrait s’arroger le droit d’oblitérer ou de tuer dans l’œuf…

 

http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/

 

Cela ne suffit-il plus de nous électrocuter à l’âge adulte ? Faut-il maintenant qu’on nous ampute de nous-mêmes dès la naissance ?

 

 

 

24 MARS 2006

 

Un poème intitulé Travesti est désormais disponible à la lecture sur la page consacrée à la présentation des extraits de La Vie en flammes.

 

Je signale la parution du deuxième tome des Carnets Noirs, qui est déjà disponible à la commande ainsi qu’en rayon, dans de nombreux magasins.

J’avais déjà parlé, il y a un peu plus de trois ans, de la parution du premier volet de cet ouvrage journaliste qui ambitionnait d’être « la première tentative en langue française d’analyse et d’historique des musiques gothiques, new-wave et industrielles ». Ce premier volet, très général, était ainsi consacré à la présentation d’une vue d’ensemble de la scène musicale internationale concernant les mouvements sus-cités. Le deuxième tome qui vient de paraître s’inscrit donc dans la même démarche, mais il traite de manière beaucoup plus spécifique de l’évolution de la scène française. Aussi, si le premier tome possède des équivalents dans d’autres langues (plusieurs ouvrages généraux du même genre existent au moins en anglais, et certainement dans d’autres langues), ce deuxième volet est en fait beaucoup plus original et pointu, puisqu’il traite d’artistes locaux souvent méconnus voire quasiment oubliés, et qu’il propose pour ce faire quantité d’informations et d’illustrations qui ne sont disponibles nulle part ailleurs.

Bien sûr, n’étant pas assez calé en la matière, il m’est impossible d’attester la véracité de toutes les informations contenues dans les Carnets Noirs, et il est très probable que quelques inexactitudes ou omissions puissent être comptées parmi leurs pages, comme c’est toujours le cas lorsque des anthologies journalistiques sont produites. Cela dit, pour avoir assisté de loin à la préparation de cet ouvrage (même si je n’y ai pas du tout participé), je peux au moins affirmer avec certitude que le travail d’enquête qui a été fourni par les divers collaborateurs des Carnets Noirs a été intense et passionné, tant il n’a pas été aisé de dénicher les contacts et les archives nécessaires pour recouper les informations et dresser un historique à peu près fiable.

 

Pour finir, dans un autre genre, n’en déplaise aux détracteurs et à ceux qui ne comprennent pas, je veux également signaler que la nouvelle formation de GUNS N’ ROSES sera en concert au Palais Omnisport de Bercy, à Paris, le 20 juin prochain. Les tickets sont déjà disponibles à la vente. Personnellement, j’y serai à coup sûr.

 

 

 

13 FÉVRIER 2006

 

Ophélie Jaësan se produira au Théâtre de La Poulie, à Avignon, les 23, 24 et 25 février. Elle donnera trois représentations d’une pièce qu’elle a écrite et mise en scène, la direction artistique étant assurée par Johann Fournier, qui a également réalisé les vidéos qui accompagnent le spectacle.

 

Je n’ai pas vu la pièce, et je ne peux donc pas en parler. Mais j’invite fortement les visiteurs de ce site à s’intéresser de près aux travaux d’Ophélie Jaësan, dont je considère, pour les raisons que je développe longuement ici, que la démarche artistique est souvent complémentaire de la mienne (et vice-versa).

 

Au passage, je signale à tous les amateurs de rock que, sauf annulation de dernière minute, les Sisters Of Mercy devraient se produire pour la première fois à Paris, le 14 avril, au Zénith.

 

 

 

25 DÉCEMBRE 2005

 

            Nuit du 24 au 25 décembre : c’est Noël. Il paraît que Dieu est Amour.

 

 

 

25 NOVEMBRE 2005

 

La main, je la sais, mais la main, je le sais, comme la potence tendue, ne se retient pas : c’est un sexe las qui vomit en mourant. Il y a effondrement, et c’est un cadavre qui pend. Comme le souvenir au bout du compte, comme ton nom au petit matin, non, la main ne se retient pas. Elle n’a plus qu’à rendre la chose en priant, la chose vidée qui n’a plus même ses larmes pour aimer. C’est comme ça et il faut assumer. Alors oui, c’est vrai, tu as raison : pendant que les oiseaux roucouleraient, je balaierais sûrement tout ce que tu créerais, toi romantique même dans ton verbe le plus cynique. Je casserais tout et ce ne serait même pas drôle. Même pas ridicule, finalement. Je casserais tout et je partirais, les traits tirés comme des balles dans ta tête. Ainsi comme la main, ainsi comme le sexe, ainsi comme le nom, ainsi comme la corde, la leçon ne se retiendrait pas et l’histoire ramperait vers le commencement. Et si tout était à refaire, je le referais quand même, en miettes et en sang, malgré tout et malgré tous, et toi, tu réécrirais toujours que si tout était à refaire, tu maudirais mon ombre et tu éreinterais ma voix.

 

 

            DÉSAFFECT

 

            à partir, toujours

il faut être prêt, le rêve hypothéqué

changement d’horizon, de destination

en temps et en lieu, se remettre en jeu

à partir, toujours

puisque ne reste rien, la demeure

revient au marché – changement de cœur

changement d’usage : je deviens ton dealer

je meuble le vide et rachète tes pleurs

valeur immobilière déviée mise en route

changement de cap : je réinvestis

ton corps, local commercial

ravalement facial, voté et payé

en liquide, je fais couler

nos larmes, notre fonds de commerce

foyer détourné, toujours à partir

il faut être prêt, il faut devenir

 

il ne reste rien

 

 

 

13 SEPTEMBRE 2005

 

Si c’était à refaire, je le referais quand même, en miettes et en sang, malgré tout et malgré tous. Récurrent, je recommencerais à zéro, j’en resterais au vide et je reviendrais au néant, encore une fois, encore et toujours. Je redoublerais d’effort et je foulerais ma mort des pieds, puisque de rien n’est.

 

 

Aucune mise à jour depuis des mois. Aucune évolution sur ce site. Ce n’est pourtant pas faute de matériel : il y en a des tonnes que je pourrais utiliser. Non, la réalité est très simple… Pour commencer, au mois de juin, j’ai été privé de la possibilité de me connecter à Internet grâce à l’incompétence notoire des services de mon fournisseur d’accès, et cette gêne a duré plusieurs semaines. Ensuite, j’ai dû régler quelques problèmes techniques de compatibilité consécutifs à l’évolution des systèmes utilisés par la compagnie qui héberge ce site. J’en profite d’ailleurs pour m’excuser auprès des personnes qui n’ont reçu, en guise de réponses aux mails qu’elles m’avaient adressés, que des messages vides de tout contenu : j’avais bien sûr rédigé des réponses complètes, comme à l’accoutumée, mais les problèmes techniques ont fait que le contenu de mes lettres s’est trouvé systématiquement effacé. Enfin, j’ai été très pris par la gestion d’affaires personnelles qui m’ont demandé un investissement considérable en temps et en efforts, d’autant que ces affaires ont nécessité l’acquisition et la maîtrise rigoureuse de nouvelles compétences…

 

Pour le moment, je ne sais pas exactement quel sera le rythme des prochaines mises à jour de dustofmydust.com. Je vais probablement prendre un peu de temps pour y réfléchir, et pour donner à ce site un nouvel élan.

En attendant, je voudrais encourager les gens à découvrir d’autres artistes, par le biais de leurs sites personnels. Ainsi, voici quelques liens qui pourront assurément intéresser les chercheurs de perles rares…

 

http://ahosera.ether-elegia.com/

 

Le site d’Ophélie Jaesan : un de mes sites préférés. J’y reviendrai peut-être plus tard, avec un commentaire détaillé…

 

http://www.ether-elegia.com/

 

Le site du photographe Johann Fournier.

 

http://soul-assassins.blogspot.com/

 

Écritures et illustrations croisées. Beaucoup de trouvailles. Une grande liberté formelle et une réelle richesse stylistique.

 

http://www.amnesia.mu/

 

Le site d’un jeune groupe de post-rock très influencé par Godspeed You Black Emperor et Sigur Ros.

 

http://www.theparisians.com/

 

Pour ceux qui aiment la pop et le rock. N’hésitez pas à aller aux concerts des Parisians et à saluer Stevan de ma part !

 

 

 

19 MAI 2005

 

Mise à jour de la rubrique des enthousiasmes du moment : il y est notamment question de René Daumal…

 

Sur le plan musical, n’hésitez pas à vous procurer With Teeth, le dernier album de Nine Inch Nails (même si ce n’est clairement pas le meilleur album du groupe…), et surtout Frances The Mute, le dernier Mars Volta, qui est magnifique.

 

 

 

19 AVRIL 2005

 

            Benoît XVI : Joseph Ratzinger

 

 

 

12 AVRIL 2005

 

            « My gift of self is raped

            My privacy is raked

            And yet I find

            And yet I find

            Repeating in my head

            If I can’t be on my own

            I’d feel better dead »

 

            LAYNE STALEY – R.I.P

 

Et la vie suit son cours, enjambant nos derniers espoirs révulsés, nos plus vieux rêves sanglotés…

 

Un grand merci aux membres du groupe Einstürzende Neubauten pour le concert magnifique qu’ils ont donné le 8 avril à la Cigale (Paris).

 

Conseil de lecture :

 

Noirs dans les camps nazis, de Serge Bilé.

 

 

 

1er AVRIL 2005

 

            « By the time you hear this message, I’ll be gone

Forced to this conclusion by the hands of time and a voice that whispers : « No other choice »

Sound of distant gunfire on the blue horizon

RISING SLOW DRIP SEX DRIVE PULSING CHAOS THROUGH DISCORDANT VEINS

Yes, I have passed away, passed on, passed falsely through those pearly gates

I was somehow taken by hand, unawares, and led to this fork in the road

Now I have arrived at a conjoncture of parallel madness, a narrow pathway divided by millions of fragmented lives lived as one

So you do not believe in love, yet it is love that has destroyed me

I lay my body down, spent shell, as proof

Place my coffin next to yours as if to say – « this is what I’ve always longed for »

It’s been many years in calling, and by calling out the names, who did I wish to hear from ?

Those who have strocked me ? Fucked me ? Disregard me – John or is it Judas ?

Stuck like a knife in flesh resilient and now they do not distract me

And one more thing before I go – I go without regret

Forget tomorrow’s awakening, today has found it’s end »

 

ROZZ WILLIAMS, in The Whorse’s mouth

           

 

            Sept ans que Rozz Williams est mort.

 

            Le temps passe et les visages défilent.

            Des rêves se sont enlisés, des rêves se sont cassés, des rêves ont flambé.

Mais, patiemment quoique toujours dans l’urgence, je collecte chaque miette, chaque débris, pour que depuis mes cendres je réinvente ma vie, entre le vide et les flammes, entre l’horreur et l’ennui. Il s’agit pour moi, comme pour tout un chacun, de cheminer entre l'ordre et le chaos afin d’établir progressivement le juste déséquilibre nécessaire à ma survie tel qu'en moi-même là où tout « soi-même » n'a a priori aucune assise.

Et pour ce faire, pour tracer ma voie et pour poser ma voix, révolutionner l’ontologie, ou tout du moins la conception ontologique qui orientait spontanément et culturellement ma pensée et mes pas contre mon intuition profonde et sans qu’on m’ait laissé le choix, parce que c’était nécessaire et que cela le reste, pour moi comme pour tous ceux qui demeurent étranglés dans l’ombre de la métaphysique. Briser le dogme de l’Être et s’en affranchir enfin, afin de s’installer proprement dans l’abîme, dans le vide, au sein même de ma mort, plutôt que de chercher fallacieusement une énième voie de détour pour esquiver vainement l’échéance inéluctable.

Soit. Soit le néant d’être moi-même, ici et maintenant. Rien de rien et rien du tout. Soient mes pas dans le vide, mes mouvements dans l’onde.

Soit. Ondes, certaines un temps miennes, et mon regard plongé dans le vide.

 

 

« (Women)

And the women come and go

(Talk)

Talking about me like they know

(Men)

Bought and sold

And the world keeps turning

People cold

And people burning » (Andrew Eldritch)

 

 

PS : Et si tout ce laïus n’était qu’un poisson d’avril ?

 

 

 

10 FÉVRIER 2005

 

            2004, dans l’ombre fallacieuse de Dieu.

 

L’humanité noyée dans les verres d’eau bénite qu’elle se verse, comme on se sert des mensonges, et dans le déferlement des vagues qui se déversent, indifférentes, sans objet ni onction.

 

Physique et métaphysique, 2004, noyée, emportée.

 

« Lost in the garden of Eden

Said we're lost in the garden of Eden

And there's no one's gonna believe this

But we're lost in the garden of Eden

 

Most organized religions make

A mockery of humanity

Our governments are dangerous

And out of control

The garden of Eden is just another graveyard

Said if they had someone to buy it

Said I'm sure they'd sell my soul »

(W. A. Rose)

 

À ce sujet, un film à voir : Terre promise, d’Amos Gitaï.

 

Ou comment, par les affres de la prostitution, le sexe ronge, de la manière la plus ignoble, le cœur hypocrite de la capitale du royaume de Dieu. Comme si le vice, qui ne connaît pas de frontière, constituait finalement la seule dimension autour de laquelle tout le monde, y compris les factions opposées dans le cadre de conflits politiques et religieux majeurs, pouvait se retrouver, en temps de paix comme en temps de guerre, main dans la main pour pactiser avec le diable, l’âme damnée de Dieu.

Ainsi naissent, pourrissent et s’oublient les dieux pendant que la prostitution suit son cours, le temps d’un parcours de cendres…

 

Quelques liens :

 

TSIMTSOÛM : La revue Cancer n’est plus. Elle a subi une mutation métastatique dont Tsimtsoûm est le fruit.

 

PLEIX.NET : excellent site du collectif Pleix – je le recommande très chaudement…

 

ARISTOTE.NET1.FR : site philosophique de Régis Laurent (Doctorant en Philosophie, Université Blaise Pascal) consacré à un commentaire que l’auteur propose du Protreptique d’Aristote.

 

 

 

3 JANVIER 2005

 

            désirs gravats charriés à la terre mêlés

            la boue les vagues, le sang liquide, le sang séché

            les littoraux se sont noyés et le soleil n’a pas bronché

            c’est la fin des vacances :  je regarde la télé

            la fin du monde, le temps d’un claquement de doigts

            la fin du rêve, juste comme ça

 

            les pensées effacées les cités annulées

 

            il reste quelques chiffres, histoire de calculer

 

            7H30 : je dois sortir le chien

 

 

 

24 DÉCEMBRE 2004

 

Réaménagement de la rubrique POÉSIE à l’occasion de la présentation de mon deuxième recueil de poèmes, La vie en flammes, dont dix extraits sont désormais disponibles à la consultation.

 

Sur les traces de l’échec programmé de la fuite en avant d’une humanité en lice avec elle-même et en proie à sa vacuité, le deuxième volet de la trilogie de la déréliction explore, à la lumière paradoxale de la mort, la face morbide du déploiement des cycles vitaux sous un soleil aussi nourricier que mortifiant, lui-même sans assise ni raison d’être. Corps célestes et terrestres s’y poursuivent ainsi en vain au fil de leur dérive sans fin, suivant l’articulation d’une dialectique implacable qui voit victimes et bourreaux se succéder, se torturer et échanger inlassablement leurs rôles, volontairement ou contre leur gré…

 

 

Post-scriptum (for what it’s worth) : bonnes fêtes de fin d’année…

 

 

 

15 NOVEMBRE 2004

 

            Mise à jour de la rubrique des QUESTIONS/RÉPONSES

 

En plus d’une légère reformulation de la première réponse que j’avais apportée dans le cadre de cette rubrique, j’y réponds à la question suivante :

« Indépendamment de leur qualité, les quelques poèmes extraits de Seulement rien dont vous proposez la lecture sur ce site peuvent faire montre d’une certaine passivité existentielle rappelant celle de la « belle âme » décrite par Hegel, alors que votre démarche philosophique semble au contraire résolument active, dénotant une implication personnelle dans votre manière d’interroger le sens de l’existence. Pouvez-vous expliquer, voire lever, cette ambiguïté ? »

 

LIENS :

 

Ajout d’un lien vers le site poétique de Claire C.

 

Très sobre et sans fioritures, ce site s’adresse avant tout à ceux qui aiment découvrir sur Internet des textes poétiques de qualité comme ils les liraient dans un livre, indépendamment de la considération de l’habillage esthétique et de la qualité technique de la réalisation des sites. On peut ainsi y découvrir, à travers bon nombre de poèmes, la sensibilité singulière de Claire C., ainsi que celle de ses quelques invités…

 

 

PS : c’est finalement vers la mi-décembre que je présenterai La vie en flammes, mon deuxième recueil de poésie…

 

 

 

12 OCTOBRE 2004

 

« Chaque fois unique, la fin du monde », a-t-il écrit à l’occasion d’un ultime salut adressé à certains de ses amis disparus, « la fin du monde comme fin de toute résurrection ».

 

C’est à présent à lui, qui était probablement, il y a quelques jours encore, le plus grand philosophe vivant, et qui demeure, aujourd’hui mort, le plus grand penseur de la fin du vingtième siècle, qu’il faut rendre hommage en le saluant respectueusement, comme il a lui-même salué ses pairs et amis défunts.

 

Alors adieu.

 

Adieu, Jacques Derrida.

 

 

 

29 SEPTEMBRE 2004

 

Mise à jour de la rubrique des enthousiasmes du moment à l’occasion du passage de Tommy Stinson à Paris, le 5 octobre prochain, en première partie du concert que Jesse Malin donnera à la Java. En effet, l’ancien bassiste des Replacements, qui officie actuellement au sein de Guns N’ Roses, a sorti cet été un excellent premier album solo, Village Gorilla Head, dont je ne peux que recommander l’acquisition…

 

LIENS : ajout d’un lien vers le site officiel de Tommy Stinson

 

Je signale également la parution d’une nouvelle revue littéraire et philosophique, nommée inculte, dont je suis tombé par hasard sur le premier numéro, alors que je traînais dans une librairie. On peut trouver dans ce premier numéro, entre autres choses, une interview du romancier William Gibson, un dossier sur W. G. Sebald, et la reprise d’un article que Maurice Blanchot avait écrit à propos de Pierre Klossowski.

Simple, claire et accessible, inculte me semble être une revue de vulgarisation non vulgaire qui pourra, si elle perdure, s’avérer utile à nombre de personnes qui souhaitent acquérir certaines bases et références intellectuelles pour mieux orienter leur réflexion et leurs recherches personnelles…

 

 

 

2 AOUT 2004

 

Peu d’activité sur le site ces derniers temps, mais, contrairement aux apparences, je ne chôme vraiment pas.

 

En fait, durant cette année, j’ai entrepris la réécriture complète de mon essai philosophique Soit le néant d’être moi-même, et j’ai ainsi préféré m’atteler à un travail de fond pour mettre à jour mes connaissances et mes concepts (avec tout ce que cela suppose de méditation et de lectures, ainsi que de remises en question et d’évolutions conceptuelles, stylistiques et textuelles), plutôt que de me satisfaire de la tâche déjà accomplie et de m’investir dans le travail de présentation, voire de représentation, et de communication que la maintenance de ce site suppose. En d’autres termes, j’ai préféré prendre un peu de recul aussi bien par rapport à la maintenance de ce site que par rapport à la vie sociale en général afin de mieux mûrir ma réflexion philosophique et mon entreprise artistique, c’est-à-dire afin de consolider la matière première dans laquelle le site puise sa raison d’être, au lieu de me disperser dans des activités somme toute secondaires.

 

J’ai également beaucoup avancé dans la rédaction de mon deuxième recueil de poésie, et, si tout se passe bien, je devrais pouvoir le présenter ici même au mois d’octobre, comme j’avais initialement prévu de le faire. Beaucoup plus violent que Seulement rien, ce recueil apocalyptique, intitulé La vie en flammes, aborde des thèmes tels que la guerre, la prédation, la mise à mort, la crucifixion, le suicide, le sadomasochisme, la dialectique du bourreau et de la victime, les figures du Père et de Dieu, l’inanité du verbe, la fuite en avant de l’humanité délirante et, plus généralement, la face morbide du déploiement des cycles vitaux…

 

Des mises à jour significatives sont donc à prévoir à partir du mois d’octobre, puisque je proposerai la lecture de quelques poèmes issus de La vie en flammes ainsi que de nouveaux extraits de mes travaux philosophiques (notamment un texte concernant Samuel Beckett et Bram Van Velde). Par contre, je n’actualiserai probablement plus la rubrique des enthousiasmes du moment sur une base mensuelle, d’une part, parce que je me suis peu à peu lassé du caractère automatique de la mise à jour de cette partie du site, et d’autre part, parce qu’il m’a semblé qu’elle avait tendance à vampiriser les autres rubriques. Il s’agira donc plutôt pour moi de développer des rubriques telles que celle consacrée aux réponses aux questions générales qui me sont posées, ou encore celle dédiée à la présentation d’aphorismes et de citations marquantes…

 

 

PS : Je me dois de signaler, ne serait-ce que par fidélité, la sortie de Contraband, le premier album de Velvet Revolver. Ce groupe de rock pur et dur composé d’anciens membres de Guns N’ Roses (Slash, Duff McKagan et Matt Sorum), de Scott Weiland (ancien chanteur des Stone Temple Pilots) et de Dave Kushner (qui a notamment joué avec Dave Navarro et qui a aussi officié dans Infectious Grooves et dans Loaded) a en effet produit un premier album de très bonne facture, même s’il n’a rien de révolutionnaire…

 

 

 

13 MAI 2004

 

            Mise à jour de la rubrique des enthousiasmes du moment.

 

Une pensée pour Rozz Williams et pour Layne Staley, respectivement décédés le 1er avril 1998 et en avril 2002…

 

J’aimerais également recommander très fortement aux anglophones de visiter l’excellent site philosophique de Dylan Trigg, The Poetics of Decay. Inspiré par des auteurs comme Schopenhauer et Cioran, Dylan Trigg base sa conception hérétique de l’existence sur l’inversion de la Sainte Trinité, dont les figures classiques, qui sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit, sont à ses yeux remplacées respectivement par le Déclin, la Décomposition et la Dissolution. C’est ainsi à partir du renversement des valeurs chrétiennes que Dylan Trigg ambitionne de développer une esthétique de la déchéance et de la déréliction…

 

 

 

19 MARS 2004

 

            Mise à jour de la rubrique des QUESTIONS/RÉPONSES

 

            J’y réponds à la question suivante :

« Pourriez-vous définir le concept de seuil d’évanouissement, et pourriez-vous parler de l’optique et des circonstances dans lesquelles vous avez composé le morceau du même nom ? »

 

 

 

23 FÉVRIER 2004

 

Mise à jour de la rubrique des enthousiasmes du moment : Marilyn Manson y croise notamment Jean Genet et Antonin Artaud (mais la comparaison n’est pas vraiment à son avantage…).

 

LIENS :

 

Ajout d’un lien vers le site officiel de Einstürzende Neubauten (je pensais avoir mis ce lien dès la création du site, et il était grand temps que je remédie à mon oubli…).

 

J’invite également les personnes désireuses d’en apprendre plus sur la spiritualité et sur ses formes diverses à visiter le site Onelittleangel.com, qui propose de découvrir une quantité non négligeable de citations et de données concernant toutes les religions et pratiques spirituelles…

 

Dernier point : le nouvel album de Einstürzende Neubauten vient de sortir. N’hésitez pas à vous le procurer…

 

 

 

15 JANVIER 2004

 

Pour commencer l’année 2004, voici une liste récapitulative, par ordre alphabétique, des principaux liens que j’ai ajoutés sur ce site depuis son lancement, le 23 octobre 2002 :

 

CANCER !: revue « transgénique » pluridisciplinaire, culturelle et littéraire, à laquelle collaborent, entre autres, Marc-Edouard Nabe, Maurice G. Dantec et Mehdi Belhadj Kacem…

En ce moment, les « cancéristes » proposent sur leur site leurs tops 5 de l’année 2003…

 

CARNETS NOIRS : site qui présente le livre Carnets Noirs – ouvrage consacré à l’analyse et à l’historique des mouvements gothique, new-wave et industriel…

Après le succès du premier volume, qui proposait une vue d’ensemble de la scène internationale des mouvements en question, un deuxième tome des Carnets Noirs, qui sera cette fois exclusivement dédié à l’évolution de la scène française, est en cours de préparation. Il devrait ainsi sortir dans le courant de l’année…

 

ENABIME.ORG : portail électronique qui permet d’accéder aux sites de plusieurs artistes, et notamment à celui de Nikola Aquileus (voir la mise à jour précédente pour plus de détails…).

 

HELDON : site du groupe de Richard Pinhas…

L’album Only Chaos Is Real y est disponible à la commande, et certains titres peuvent toujours être téléchargés gratuitement…

 

LA MORT DU PHILOSOPHE : site consacré au séminaire de philosophie créé et organisé par Christophe Litwin et Jean-Baptiste de Froment.

Outre ma propre intervention et les quelques conférences données par les organisateurs eux-mêmes, plusieurs séances de ce séminaire ont bénéficié de la compétence de professeurs reconnus, tels que Monique Dixsaut, Éric Zernik ou Bernard Sève. Je ne peux que recommander, notamment aux étudiants en philosophie mais aussi aux autres, la lecture des textes des conférences qui sont disponibles sur ce site…

 

TUYAU(3) : site de Didier Moulinier, qui se propose, en s’inspirant de la psychanalyse lacanienne et de la non-philosophie de François Laruelle, de définir la non-méthode de la pensée élémentaire.

Alors que la version précédente du site, TUYAU(2), s’inspirait directement de la pensée de François Laruelle et se proposait de définir la philosophie depuis la pensée non-philosophique, l’évolution vers sa forme actuelle marque une certaine séparation par rapport à la non-philosophie de Laruelle pour tenter de la déborder…

           

            Note à propos de la revue Cancer !:

 

Attaquée de part et d’autre, à droite comme à gauche, la joyeuse bande d’agitateurs culturels qui animent les pages de la revue Cancer ! agace beaucoup de monde et collectionne les critiques sans fondement, d’absurdes rumeurs selon lesquelles leur journal serait d’extrême droite allant même jusqu’à circuler, quand il est pourtant bien difficile de trouver, parmi les colonnes du magazine, les traces du feu qui pourrait être à l’origine d’une telle fumée. C’est probablement juste qu’en France, il est très difficile de se passionner pour la littérature principalement en raison du style des écrivains, en ne bridant pas son enthousiasme en fonction de l’appartenance politique ou de la qualité morale de ceux-ci, sans être immédiatement taxé de conservatisme et accusé de faire partie de la fameuse ligue des anarchistes de droite aux accents fascisants. Cela est bien regrettable, et pour avoir rencontré personnellement les principaux rédacteurs de la revue Cancer !, je crois pouvoir affirmer sans l’ombre d’un doute que de telles accusations sont en l’occurrence illégitimes. Bien sûr, je ne suis pas nécessairement d’accord avec tout ce qui est écrit dans ce journal ; et bien sûr aussi, je ne partage pas forcément les centres d’intérêt ou les enthousiasmes de ses animateurs… Mais, entre nous, quelle importance ? Est-ce là une bonne raison pour faire preuve d’ostracisme, quand il serait peut-être plus intelligent de promouvoir des talents divers en direction des personnes qui sauraient les apprécier et s’épanouir grâce à eux ? C’est surtout pour la qualité du style, très drôle et particulièrement enlevé, dans lequel la revue est conçue, à la manière d’un melting pot improbable (les noms de Léon Bloy, de Laibach, de Stirner, de Costes ou d’Alizé s’y bousculent comme dans une partouze culturelle impossible…), que je veux recommander la lecture de Cancer !, et la visite du site qui en constitue l’interface virtuelle.

 

Post-scriptum conventionnel (mais sincère) : je voudrais remercier tous les visiteurs du site pour leur attention et pour leur fidélité, et leur (vous) souhaiter une année forte et conséquente…

 

 

 

24 DÉCEMBRE 2003

 

Mise à jour microscopique juste pour souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année à tous les visiteurs du site…

 

 

 

9 DÉCEMBRE 2003

 

            Mise à jour mensuelle de la rubrique des enthousiasmes du moment

 

Suppression des liens obsolètes vers les sites de Dave Navarro au profit d’une redirection vers le site officiel de Jane’s Addiction, et création de liens vers les sites des groupes The Mars Volta et The Cooper Temple Clause.

 

Création également d’un lien vers le portail électronique Enabime.org.

 

En effet, j’aimerais attirer l’attention sur ce portail électronique, et plus particulièrement sur le site « INVIDATION » de l’écrivain nocturne Nikola Aquileus. L’auteur y propose, un peu à l’instar de ce que je fais sur mon propre site, de découvrir ses créations littéraires, qui sont en l’occurrence autant de déambulations post-modernes dans les méandres poétiques ou prosaïques d’une vacuité marginale et assumée en tant que telle.

Un vrai talent qui ne demande qu’à se développer et à s’affiner encore…

 

 

 

11 NOVEMBRE 2003

 

Mise à jour de la rubrique des enthousiasmes du moment :

 

Puisque aucune tribune significative n’est accordée à la poésie, et parce que les gens qui sont censés devoir s’en occuper semblent ne pas vouloir se donner la peine de dénicher de nouveaux talents et de leur donner une chance de s’épanouir et de trouver leur public, j’aimerais ce mois-ci attirer l’attention des visiteurs de ce site sur un jeune poète forcément méconnu, en présentant un de ses textes, qui a fait débat très récemment sur un forum de poésie que je fréquente à l’occasion.

 

 

 

19 OCTOBRE 2003

 

Le poème intitulé Pour rien est désormais disponible sur le site, sous la rubrique consacrée aux extraits du recueil Seulement Rien.

 

 

 

5 OCTOBRE 2003

 

            De retour après n’avoir plus donné de nouvelles pendant près de trois mois…

 

Si les causes de cette absence sont principalement d’ordre personnel, les aléas de la vie m’ayant astreint à la gestion de problèmes malheureusement incontournables, j’ai tout de même profité de ce laps de temps pour avancer dans la rédaction du second volet de la trilogie poétique ouverte par le recueil Seulement rien, ainsi que dans le remaniement de certains textes philosophiques écrits à l’origine il y a plusieurs années de cela.

J’ai également apporté quelques modifications très légères à ce site, corrigeant quelques coquilles qui m’avaient échappé jusqu’alors, et proposant un changement qui devrait rendre plus pratique la consultation des textes les plus longs. Ainsi, en plus d’être directement lisibles sur le site comme ils l’étaient jusque là, ces textes (l’introduction de Soit le néant d’être moi-même, les quelques textes satellites présentés pour l’instant, le compte rendu de la conférence De Nagarjuna à Schopenhauer : la mort comme une illusion ou comme une révélation ?, le manifeste Chaque citoyen, chaque individu, se doit…, et enfin La confusion ambiante) sont désormais disponibles au téléchargement en format Word (.rtf) – ce qui devrait satisfaire les personnes qui trouvent que l’esthétique du site rend la lecture des textes pénible parce que fatigante pour les yeux…

 

Enfin, la rubrique des enthousiasmes du moment a été mise à jour…

 

 

 

17 JUILLET 2003

 

Si les vacances d’été sont pour beaucoup synonymes de détente et d’évasion éphémères avant de retourner à la dictature quotidienne de corvées imposées mais plus ou moins lucratives, elles peuvent aussi être l’occasion d’employer le temps qu’elles laissent libre pour travailler à faire sienne cette liberté, en profitant de ce que les diverses contingences sociales et professionnelles perdent de leur emprise tout simplement pour faire ce que le cours des choses tend à rendre impossible, tout simplement pour penser.

La liberté est semblable à un muscle qu’il faudrait constamment faire travailler pour qu’il ne perde pas en vigueur, avant de s’atrophier, pour finalement n’être plus apte à fournir l’effort dont il est censé être garant au moins de la possibilité. Pourtant, loin de favoriser l’exercice et le développement de cette sorte particulière de muscle, la pression abrutissante que la société moderne effrénée et ultra-hiérarchisée exerce sur ses sujets tend à éloigner le cerveau de son utilisation, en même temps qu’elle définit de plus en plus la sphère de l’utilité en en excluant toute forme de spiritualité et de rapport au sens.

Dans ces conditions, vaut-il mieux concevoir ses vacances, qu’elles aient lieu en été ou à n’importe quelle autre période de l’année, comme une fuite en avant à laquelle on se laisserait aller en vain, avant d’être rapidement rappelé à l’ordre par une réalité indifférente, ou comme un temps de suspension dont les enjeux seraient la ressaisie de sa vie et l’exercice de sa liberté, l’utilisation de son cerveau et de son corps pour s’émanciper de la confusion ambiante et cultiver un rapport au sens salvateur ?

C’est bien évidemment cette seconde option qui a ma préférence, et c’est dans le but d’encourager les visiteurs de ce site dans cette voie que j’aimerais présenter trois livres très différents qui peuvent, parmi beaucoup d’autres, s’avérer utiles pour entamer ce travail de prise de recul par rapport à l’asservissement de l’esprit dont chaque citoyen est une victime potentielle. Le premier de ces livres est un recueil de poèmes, le deuxième un bref essai sociologique, et le troisième une sorte de témoignage artistique singulier. J’ai choisi de les conseiller non seulement pour leur intérêt et pour leur diversité, mais aussi pour leur caractère non-rébarbatif, qui assure une lecture digeste et aisée – ce qui n’est pas la moindre des qualités en cette période de chaleur étouffante et de blancheur accablante.

 

Les Complaintes (et les premiers poèmes), de JULES LAFORGUE :

 

La mélancolie si profonde d’un des plus grands virtuoses de l’histoire de la poésie française est la clé d’une méditation à la fois atemporelle, en ce que sa portée existentielle n’est pas restreinte à un cadre et à une époque qui en seraient les conditions, et résolument moderne, tant sa liberté par rapport au(x) contexte(s) pérennise justement sa pertinence indépendamment des variables extérieures. L’enjeu de cette méditation, parfois douce-amère, parfois abyssale, est le rapport à un sens absolu, que le poète ne trouve pas, par-delà les contingences diverses, qui apparaissent comme autant d’aléas dérisoires.

Pour autant, il ne s’agit pas d’une poésie abstraite, et c’est précisément en cela que la modernité la caractérise autant que son aspect atemporel. En effet, si cette poésie touche à des considérations qui ne sauraient être ramenées, et réduites, à la relativité d’un cadre spatial ou temporel spécifique, l’extériorité, en général, et l’environnement social, en particulier, n’y sont nullement occultés ou négligés. Cependant, plutôt que de se laisser enfermer par les particularités somme toute secondaires de la société de son époque, Laforgue choisit de se concentrer sur l’essentiel du rapport à cette extériorité et à cet environnement, dans ce qu’il a de plus universel et de plus significatif : ainsi l’expression qui est faite de ce rapport n’est-elle pas datée, parce que son intensité permet son émancipation par rapport aux données superflues. En ce sens, la portée de la méditation de Laforgue échappe à l’emprise temporelle, à laquelle elle est en quelque sorte extérieure, mais son assise et son expression sont ainsi faites qu’elles s’adaptent au cours du temps pour lui être encore et toujours contemporaines.

Il faut dire aussi que la profondeur de la vision de Laforgue n’est pas la seule raison de sa modernité : en effet, la forme de son expression artistique est autant d’actualité que son fond. Entre Baudelaire, avec lequel il partage une tendance intime au spleen, et Rimbaud, duquel il peut être rapproché du fait de son éclectisme et de son avant-gardisme formels, Jules Laforgue excelle aussi bien dans un classicisme aux accents souvent élégiaques, à la fois métaphysique et anti-métaphysique, que dans la création de structures atypiques, hybrides ou hachées, tantôt enlevées, tantôt humoristiques, qui préfigurent le style de certains chansonniers comme Léo Ferré ou Georges Brassens (j’ambitionne d’ailleurs de composer, juste pour mon plaisir personnel, une version musicale de La Chanson du petit hypertrophique dans le style de ce dernier).

 

Quelques poèmes particulièrement de saison : Sieste éternelle, Soleil couchant de Juin, Spleen des nuis de juillet, Crépuscule de dimanche d’été

 

Fausse route, d’ÉLISABETH BADINTER:

 

Les essais dits d’étude sociologique ne constituent pas ma lecture quotidienne. Trop souvent engoncés dans des considérations relatives élaborées à partir de données contingentes, ils ne présentent généralement pas cette vertu dont j’ai pu vanter la noblesse en parlant de la méditation atemporelle que la poésie de Jules Laforgue fait partager, et que je garde toujours à l’esprit lors de la construction de mes propres travaux philosophiques et artistiques, à savoir la faculté de faire sens dans l’absolu grâce à une connexion intime avec les vérités ou questions essentielles. C’est bien cette vertu qui fait que la manière dont Laforgue rend compte de son environnement lui permet de parler de façon universelle de la société et du rapport de l’individu à elle lorsqu’il décrit certains aspects singuliers de la société particulière de son temps ; et réciproquement, c’est aussi cette vertu qui lui permet d’énoncer des vérités de son temps quand il exprime pourtant des méditations abstraites de leur cadre spatio-temporel. Ce sont le rapport au sens et à l’essentiel ainsi que l’exigence d’une pensée construite dans l’absolu qui seuls peuvent éventuellement permettre d’énoncer des vérités à la fois atemporelles et valides pour tous les temps.

Cependant, la voie du rapport au sens est souvent très difficile à trouver, avant même d’avoir à faire l’épreuve de l’âpreté inhérente au fait de la suivre et de s’y tenir. Et cela est encore plus vrai lorsqu’un foisonnement d’informations et de contraintes bouscule tant l’individu qu’il lui est pratiquement impossible de pouvoir se concentrer sur un horizon, faute de déjà pouvoir fixer son regard vers lui, comme quelqu’un qui serait perdu dans une forêt dont les arbres obstrueraient nécessairement sa vision. Ainsi, comme les bouddhistes savaient séparer les vérités dites de sens définitif de celles dites de sens transitoire (dont la fonction était d’être des demi-vérités utiles pour amener les personnes perdues dans les aléas de la contingence et de la relativité à dépasser ce cadre bancal pour être ensuite aptes à appréhender les vérités essentielles), il faut aussi savoir établir des états des lieux et autres analyses relatives aux contextes, indispensables pour que chacun puisse s’y retrouver, et grâce auxquels la création d’un rapport authentique au sens devient accessible là où elle ne l’était pas forcément. C’est là, à mon sens, que résident l’intérêt et la valeur des études historiques et sociologiques : elles proposent un inventaire et une déconstruction, généraux ou ciblés, d’une certaine actualité, à laquelle elles collent tout en la mettant en perspective pour en dégager les enjeux, permettant ainsi la possibilité de l’émergence de l’interrogation critique de son sens.

Aussi, c’est parce qu’il me semble présenter cette vertu salutaire, et que l’enjeu qui sous-tend sa problématique est en relation directe avec le sens de l’identité humaine, que je voudrais conseiller la lecture du bref opuscule d’Élisabeth Badinter intitulé Fausse route.

Dans ce livre, probablement adressé aux femmes encore plus qu’aux hommes, Badinter interroge de manière critique l’évolution de la conception et de la pratique du féminisme dans la société actuelle. Quel a été le sens de la révolution féministe, libertaire et libératrice, telle qu’elle fût initiée par les pionnières du genre, et quel est celui, en règle générale, du mouvement d’émancipation de la femme dans l’optique d’une justice sociale qui tiendrait et rendrait compte de son statut d’être humain à part entière ? À partir de là, certains faits troublants et ambigus survenus depuis les années 1980-90 ne sont-ils pas significatifs d’une évolution paradoxalement régressive, voire rétrograde, de ce qui devait pourtant être une révolution ? Le mouvement féministe ne s’est-il pas quelque peu perdu en route, en s’éloignant progressivement de ce qui faisait son sens et sa cohérence, pour finalement aller main dans la main avec un ordre prétendument moral ou naturel qu’elle devait initialement remettre en cause pour le révolutionner, voire pour le renverser, culturellement ? C’est en tout cas la thèse qu’Élisabeth Badinter se propose d’illustrer, en l’étayant avec de nombreux exemples symptomatiques, significatifs au moins d’une certaine confusion et de la nécessité du débat qu’ils suscitent.

Il faut ainsi saisir l’enjeu profond de ce débat pour comprendre la raison pour laquelle j’ai tenu à conseiller la lecture de Fausse route dans le cadre d’un encouragement à l’éveil et au développement d’un rapport de tout un chacun au sens de son existence et à l’essence de sa vérité. L’homme et la femme sont les deux genres d’une même espèce, dont la constitution, la pérennité et l’évolution sont strictement relatives à leurs rapports : en d’autres termes, ils constituent les deux dimensions d’une complémentarité complexe qui définit approximativement, avec plus ou moins de jeu, l’assise et l’identité de l’humanité. La question des rapports entre les hommes et les femmes telle que le débat sur le féminisme la soulève renvoie donc nécessairement à celle, fondamentale, de la cohérence de l’identité humaine globale. En effet, c’est à l’horizon d’une dialectique globale de l’identité humaine, basée sur l’intégration et l’interpénétration (soit l’appartenance commune à une même dialectique…) de l’homme et de la femme, que ceux-ci existent en tant que tels, en tant qu’eux-mêmes, l’un par rapport à l’autre, dans un rapport d’altérité au sein d’une même identité complexe. Dans ces conditions, pour les hommes comme pour les femmes, la plénitude du rapport à soi passe nécessairement par le rapport à l’autre, et le rapport à l’autre relève déjà intrinsèquement du rapport à soi.

Ainsi, ce sont la cohérence et le sens de l’identité humaine de chaque homme et de chaque femme qui sont les enjeux véritables du combat féministe, et plus généralement de la question des rapports entre les hommes et les femmes. En effet, sortie de la logique qui sous-tend cette identité, la cohérence de l’espèce se perd à mesure que les genres prennent le pas sur ce dont ils sont censés n’être que les genres, et l’humanité ne peut alors prendre la voie que du séparatisme, de la belligérance et de la facticité… pour aboutir finalement à l’avilissement ou à la disparition. Il appartient donc à chacun et à chacune d’œuvrer pour comprendre la logique complexe de l’identité humaine, et pour se situer théoriquement et pratiquement par rapport à son principe essentiel. À ce titre, si le livre d’Élisabeth Badinter n’offre pas d’élucidation philosophique ou de réflexion proprement essentielle, il propose néanmoins des éléments qui devraient aider l’opinion publique à se situer dans une actualité du problème qui semble la dépasser et lui échapper. Il dresse un état des lieux salutaire qui devrait aider à recentrer le problème, et ainsi à endiguer une dérive d’autant plus dangereuse qu’elle est insidieuse.

 

Note : quelques analyses critiques particulièrement incisives sur les questions de la prostitution et du harcèlement sexuel, ainsi que de la gestion pratique de la maternité, qui est placée au centre du véritable combat féministe…

 

Memento Mori, de LENA GOARNISSON :

 

À une époque où l’embrigadement des esprits entraîne presque mécaniquement l’assujettissement massif au culte d’une norme pré-établie, toute entreprise atypique qui explore résolument un point de vue singulier mérite d’être signalée, surtout lorsqu’elle est mise en œuvre avec une sincérité et une sobriété qui contrastent avec le mercantilisme exhibitionniste et putassier qui tend à dominer l’ordre économique et social. Une telle entreprise est alors d’autant plus appréciable qu’elle se développe dans la direction opposée à la surenchère ambiante, en travaillant dans le sens de l’approfondissement et de la concentration plutôt que dans celui du divertissement et de la fuite en avant.

Aussi, c’est parce qu’elle me semble présenter une telle qualité, et parce que son objet est la recherche d’un sens commun à partir de l’épreuve de l’absurdité, de l’indifférence et de la dispersion, par opposition à la dérive générale effectuée depuis des lieux communs artificiels et infondés vers la dissolution dans la contingence, que j’ai tenu à attirer l’attention sur la démarche artistique de Lena Goarnisson, telle qu’elle l’expose dans un ouvrage intitulé Memento Mori. Si la portée philosophique des discours qui sont produits dans ce livre n’est pas véritablement renversante, et si, comme c’est souvent le cas pour les entreprises d’art contemporain, la nature proprement artistique du projet peut être sujette à débat, c’est surtout l’originalité et la cohérence de la démarche que l’on retiendra ici, ainsi que les constantes tensions entre la différence et l’indifférence, la singularité et la communauté, le sens et l’émiettement, qui sous-tendent une telle exploration. En effet, l’objet du travail de Lena Goarnisson est bien la quête d’un rapport à un sens commun à travers le rassemblement de ces miettes que sont les morts dispersées, survenues à chaque fois de manière singulière pour un résultat finalement indifférent. En symbolisant cette tension entre la singularité et l’indifférence par des morceaux de plomb marquant à chaque fois la trace d’une mort, et donc d’une vie, particulières, puis en rassemblant ces pièces dans le cadre d’une sorte de catalogue clinique joignant à chaque plomb un article des faits divers correspondant au décès spécifique dont le plomb est la trace, l’artiste veut renouer avec l’expérience paradoxale d’un être ensemble de toutes les singularités séparées.

Articuler l’expression d’un devenir commun de tous les pas-grand-chose singuliers qui ne reviennent à rien, d’un destin commun aux particularités divergentes et dispersées. Et à travers l’expression de cette communauté, recueillir, refléter et peut-être consolider l’assise de la vérité profonde, souterraine, d’un être ensemble mis à mal par les péripéties de la contingence et de l’incommunicabilité. Dire l’universalité de l’essence du destin commun dont le principe se retrouve dans toutes les petites morts qui, à l’échelle individuelle, ne sauraient pourtant même pas constituer proprement un destin personnel, tant elles apparaissent contingentes et sans raison profonde, solitaires, et sans rapport les unes avec les autres ou avec quoi que ce soit de l’ordre de l’essentiel. Voilà en quelque sorte l’horizon de la démarche de Lena Goarnisson, ou en tout cas mon interprétation personnelle de son essence.

 

Citation :

 

« Je détache l’étiquette d’un vêtement que je viens d’acheter et je la colle au mur. C’est écrit : JE SUIS RÉVERSIBLE. »

 

Seconde citation à méditer :

 

« Beaucoup disent que l’art ça n’est pas comme ça. Mais le plus difficile reste de prendre le temps. De comprendre comment l’art n’est, souvent, qu’une fabrique immunitaire, voire narcissique. Quelque chose de peu partageable, à usage privé. Qui peut paradoxalement pour un moment devenir la règle, ou la mode. Que cette logique est difficile à contourner. »

 

 

 

7 JUIN 2003

 

            ENTHOUSIASMES DU MOMENT :

Mise à jour mensuelle de la rubrique… La dernière avant le mois de septembre, car je souhaite prendre une pause le temps de l’été (cette saison n’étant de toutes les façons pas très propice à l’enthousiasme pour un homme de ténèbres comme moi…).

 

            LIENS :

            Lien vers le site de Ryan Wildstar.

 

RYAN WILDSTAR, anciennement connu sous le nom de Ryan Gaumer, est un artiste contemporain qui s’est illustré il y a déjà plusieurs années de cela en participant à l’écriture des textes de The Whorse’s Mouth (magnifique album solo de son ami Rozz Williams, pour lequel j’ai déjà pu dire mon admiration) et de l’unique disque du collectif EXP.

Après s’être fait très discret pendant quelques temps, ce poète refait surface aujourd’hui avec l’intention de mener à bien différents projets, dont la présentation d’objets insolites qu’il a lui-même créés en réalisant des assemblages hétéroclites à partir du détournement d’éléments divers.

Certaines de ses dernières œuvres sont d’ailleurs actuellement visibles dans le cadre d’une exposition qui a lieu à L’Autre Café, à Paris (cette exposition est censée avoir débuté mercredi dernier pour durer jusqu’au 17 juin).

 

Enfin, je me dois de signaler que durant les trois prochains mois, ce site ne sera mis à jour que de façon sporadique, avant de retrouver son rythme habituel vers le mois de septembre.

D’ici-là, je continuerai néanmoins à répondre à tous les messages qui me seront envoyés, comme j’ai l’habitude de le faire.

 

À CE SUJET, TOUTES LES PERSONNES SUSCEPTIBLES D’ÊTRE INTÉRESSÉES PAR LA COMMANDE DU RECUEIL DE POÉSIE ACTUELLEMENT PRÉSENTÉ SUR CE SITE (SEULEMENT RIEN) SONT PRIÉES DE ME LE FAIRE SAVOIR EN M’ÉCRIVANT. JE POURRAI ALORS DÉTERMINER S’IL EST UTILE OU NON DE M’ENGAGER DANS UN PROCESSUS DE PUBLICATION…

 

 

 

15 MAI 2003

 

Le texte de la conférence De Nagarjuna à Schopenhauer : la mort comme une illusion ou comme une révélation ? est désormais disponible sous la rubrique PHILOSOPHIE.

On peut également y accéder directement en cliquant ici.

 

 

 

3 MAI 2003

 

            ENTHOUSIASMES DU MOMENT :

            Mise à jour mensuelle de la rubrique…

 

 

 

21 AVRIL 2003

 

            PROSES DIVERSES : présentation du livre Avril/Mai 2002.

 

Il s’agit d’un opuscule hétéroclite essentiellement constitué à partir d’un manifeste politique que j’écrivis et que je fis circuler en réaction aux résultats du premier tour de l’élection présidentielle de l’année 2002, qui avait vu une victoire relative du Front National emmené par Jean-Marie Le Pen, puisque celui-ci avait alors accédé pour la première fois au second tour d’une élection d’ordre national.

Ainsi, ce petit livre a vocation non seulement à expliciter le témoignage singulier de ce que furent pour moi les deux semaines qui suivirent le 21 avril 2002, mais aussi, dans une certaine mesure, à restituer un peu du climat général qui fut celui de la société française à cette période précise.

 

Deux extraits de Avril/Mai 2002 sont désormais disponibles sur ce site, sous la rubrique PROSES DIVERSES : il s’agit du manifeste « Chaque citoyen, chaque individu, se doit… », qui constitue la base de ce projet, et d’un article plus long dans lequel j’avais alors profité de l’explicitation des nuances de ma position personnelle pour développer une analyse plus profonde et plus détaillée de l’état civique de la société française.

 

À part cela, le texte de la conférence du 3 avril (cf mises à jour précédentes pour plus de détails) sera disponible sur ce site aux alentours de la mi-mai…

 

 

 

13 AVRIL 2003

 

La conférence du jeudi 3 avril a bien eu lieu et s’est très bien passée, malgré les grèves qui ont sévi ce jour-là, empêchant l’utilisation de la ligne B du RER, qui permet normalement d’accéder à l’École Normale Supérieure. Ce fut un succès d’autant plus appréciable que, compte tenu de l’ampleur du mouvement social à l’origine des grèves (mouvement dont on m’a dit qu’il touchait même les structures internes de l’école), nous nous attendions à ce que personne ne vienne.

L’assistance fut finalement tout à fait convenable, et je tiens à remercier tous les gens qui ont fait l’effort de se déplacer pour assister à mon exposé. À ce sujet, je voudrais saluer tout particulièrement les dix personnes qui sont restées une heure et quart de plus que prévu, soit jusqu’à 21H15, pour intervenir et poser des questions, garantissant ainsi le caractère interactif de la seconde partie de la conférence. Je me félicite de cet état de fait, et je les en félicite également…

 

LIENS :

Dans le cadre d’un échange de liens, je voudrais attirer l’attention sur le site philosophique « TUYAU(2) – Philosophie et non-philosophie » de Didier Moulinier, qui est en partie consacré à l’analyse de la pensée de François Laruelle, et qui se propose, entre autres choses, de définir la philosophie depuis la pensée non-philosophique…

 

Enfin, je rappelle que la prochaine mise à jour du site aura lieu le 21 avril et qu’elle sera tout à fait consistante, puisque je présenterai mon opuscule Avril/Mai 2002, dont je proposerai de très larges extraits…

 

 

 

1er AVRIL 2003

 

Hommage à ROZZ WILLIAMS, suicidé à l’âge de 34 ans le 1er avril 1998, après avoir mené une vie entièrement consacrée au développement de son art à travers les expérimentations poétiques et musicales les plus diverses et les plus extrêmes.

Cela fait maintenant 5 ans qu’il est mort, mais sa discographie foisonnante demeure pour rappeler quel grand artiste il était, malgré l’incompréhension et le manque de reconnaissance dont il a probablement souffert…

 

ENTHOUSIASMES DU MOMENT :

Mise à jour mensuelle de cette rubrique. Ce mois-ci, j’y parle, entre autres choses, du livre d’Éric Hazan qui s’intitule L’invention de Paris

 

LIENS :

Ajout de liens vers les sites du groupe Heldon, des revues Cancer et Dialectique, ainsi que des Caves St-Sabin.

 

Le 21 avril prochain verra une mise à jour consistante du site, puisque je présenterai, sous la rubrique PROSES DIVERSES, le bref opuscule qui s’intitule Avril/Mai 2002. Ce petit livre hétéroclite, ordonné autour d’un manifeste politique que j’avais fait circuler à la suite des résultats du premier tour de l’élection présidentielle de 2002, veut être compris comme le témoignage singulier de ce que furent pour moi les deux semaines qui suivirent le 21 avril 2002…

 

 

 

13 MARS 2003

 

RECTIFICATIF : la conférence qui devait se tenir le 27 mars aura lieu le 3 avril. Le calendrier du séminaire « La mort du philosophe » est en effet décalé d’une semaine, suite à l’occupation aujourd’hui des locaux de l’École Normale Supérieure…

 

Le JEUDI 3 AVRIL prochain, entre 18H et 20H, je donnerai une conférence à l’École Normale Supérieure (45 rue d’Ulm, à Paris… salle La Boursinière) dans le cadre intime d’un séminaire dont le thème annuel est « La mort du philosophe ».

Ma conférence s’intitulera « De Nagarjuna à Schopenhauer : la mort comme une illusion ou comme une révélation ? ».

 

Toute personne souhaitant assister à ce petit événement est priée de me contacter, en utilisant l’une des deux adresses e-mail prévues à cet effet sous la rubrique CONTACT, afin que je puisse lui fournir de plus amples informations.

 

ENTHOUSIASMES DU MOMENT :

Mise à jour mensuelle de cette rubrique. Ce mois-ci, j’y parle, entre autres choses, du groupe Heldon…

 

LIENS : ajout d’un lien vers le site du séminaire La mort du philosophe.

 

Diverses mises à jour sont également prévues dans un futur très proche, notamment durant les mois d’avril et de mai, qui verront la mise en place d’ajouts significatifs…

 

 

 

15 FÉVRIER 2003

 

            Journée mondiale de manifestation pour la paix et contre la guerre en Irak.

            Que chacun fasse son choix en son âme et conscience…

 

Les temps qui sont les nôtres sont ceux d’une grande tension et d’une confusion immense.

C’est avant tout du fait de sentiments profonds de peur et d’insécurité (peur non seulement de l’autre mais aussi de soi-même) que l’on assiste à l’heure actuelle à la radicalisation des divers points de vue partiels et communautaires, ainsi qu’à la cristallisation des haines et à la généralisation progressive des comportements guerriers, qui se nourrissent les uns les autres, comme le rejet appelle la réciprocité, comme la haine appelle la haine, tandis que la peur favorise la pérennité du caractère vicieux de ce cercle.

Dans de pareilles circonstances, il convient donc de se montrer extrêmement vigilant, et de se garder d’attiser inutilement les flammes en jetant de l’huile sur le feu quand cela n’est pas nécessaire. Il convient de se garder de faire le jeu de la confusion et de l’incompréhension – jeu dont les principaux bénéficiaires sont, et seront toujours, les intégristes, les fascistes et les terroristes de tous bords, les manipulateurs d’opinions, et les mouvements sectaires. Ce n’est pas en se renvoyant la balle indéfiniment, et en pointant toujours l’autre du doigt, que l’on arrivera à instaurer le climat de lucidité nécessaire à une communication plus saine et à une appréhension plus juste des problèmes…

 

Ici et ailleurs, partout en fait, au Moyen-Orient comme en Occident, dans un monde, et à l’occasion de conflits, où chacun a probablement ses raisons que l’autre ne saurait nier, mais où chacun a tout aussi probablement ses torts qu’il ne saurait décider de manière unilatérale d’oblitérer, il serait temps que l’on apprenne à se garder de la stigmatisation systématique des autres, et de ses adversaires en particulier. Il serait temps que l’humanité devienne adulte, c’est-à-dire qu’elle s’assume dans sa globalité sans angélisme ni cynisme, de façon immanente et cohérente, au lieu de se livrer vainement à des gesticulations stériles vouées d’elles-mêmes à un échec logique et naturel.

En l’absence de dieu clairement identifié, la voie de la cohérence ne peut résider que dans le fait de respecter l’autre comme on se respecte soi-même, car à l’horizon d’une logique de la citoyenneté, ces deux formes de respect sont nécessairement indissociables, parce que rigoureusement et absolument identiques.

 

 

 

6 FÉVRIER 2003

 

            ENTHOUSIASMES DU MOMENT :

Mise à jour mensuelle de cette rubrique. J’y parle notamment de l’adaptation cinématographique des Misérables de Victor Hugo réalisée par Robert Hossein en 1982…

 

 

 

14 JANVIER 2003

 

Il semblerait qu’un incident technique indépendant de ma volonté (probablement une erreur de stockage des informations rentrées dans les bases de données du serveur…) se soit produit, provoquant ainsi la disparition accidentelle de la page « Enthousiasmes du moment », alors que j’étais dans l’impossibilité de réagir immédiatement parce que je me trouvais à l’étranger.

Cela dit, le problème appartient désormais au passé, et la page en question devrait être accessible à présent comme à l’accoutumée.

 

J’en profite pour spécifier que le lien permettant l’accès à la page « Enthousiasmes du moment » se trouve sous la rubrique « Hommages »…

 

 

 

6 JANVIER 2003

 

            ENTHOUSIASMES DU MOMENT :

Mise à jour mensuelle de cette rubrique. J’y attire notamment l’attention sur un ouvrage intitulé Carnets Noirs, à paraître en février 2003, qui traite de l’évolution de la musique et de la culture gothiques, « new wave » et industrielles.

 

LIENS :

J’ai rajouté sous cette rubrique l’adresse du site consacré au livre évoqué ci-dessus.

 

 

 

24 DÉCEMBRE 2002

 

Juste un modeste message pour souhaiter un joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d’année à ceux qui se sentent concernés par ces événements…

 

 

 

12 DÉCEMBRE 2002

 

            Une nouvelle mise à jour de la rubrique QUESTIONS/RÉPONSES :

J’y explique mon approche générale de la musique et la démarche particulière qui sous-tend mon projet DUST OF MY DUST.

 

 

 

1 DÉCEMBRE 2002

 

            Deux rubriques ont été mises à jour.

 

            QUESTIONS/RÉPONSES :

Cette rubrique est désormais ouverte. J’y ai en effet posté une question qui m’a été posée de manière récurrente, ainsi que la réponse que j’ai souhaité fournir.

 

ENTHOUSIASMES DU MOMENT :

J’ai mis à jour cette partie du site, comme je le ferai presque toujours sur une base mensuelle.

 

 

 

23 OCTOBRE 2002

 

             Lancement officiel du site.  

 

 

 


 

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