NOUVELLES ET MISES À JOUR
Deux nouveaux poèmes
en ligne : Prose et À fleur de déjection, respectivement sur la page consacrée aux extraits de Seulement
rien et sur celle dédiée aux
extraits de La vie en flammes.
Deux poèmes très différents, presque opposés tant sur la forme que sur le fond. Par certains aspects, l’un semble presque invalider l’autre, et pourtant, à mon sens, aucun des deux n’y parvient vraiment. Le ton de Prose tend à infirmer la solennité ténébreuse, gothique, de À fleur de déjection, mais il ne peut nier la réalité tout en perspective de ce que ce poème exprime ; et d’un autre côté, le lyrisme de À fleur de déjection ne peut étouffer la réalité de la vacuité ordinaire à laquelle Prose le rappelle.
Deux poèmes qui se
prennent donc à contre-pied en tournant autour du vide.
Un grand écart poétique indispensable si l’on veut vraiment sonder la réalité complexe de l’existence et du néant qui la traverse pour en restituer l’articulation paradoxale.
« S’il n’y avait que l’obscurité, tout serait clair » (Arnold Geulincx)
Or, justement, rien n’est clair. Ni la vacuité et la trivialité qui traversent Prose ni les ténèbres qui enveloppent À fleur de déjection ne peuvent se dissiper les unes sous l’effet des autres, les unes du fait de la réalité des autres.
Pour le poète, il faut donc faire avec ces deux dimensions, et s’employer à les articuler au sein d’une même entreprise poétique en respectant leur opposition relative, c’est-à-dire en respectant le fait que leur expression ne peut naturellement pas s’accorder et rimer. Il n’y a pas d’autre choix que de respecter cette schizophrénie spirituelle.
A l’occasion du retour
de Guns N’ Roses le 20 juin au Palais Omnisports de Paris-Bercy, je me
suis arrangé pour qu’une petite soirée soit
organisée. Cela me permettra au passage de jouer au dj pour la
première fois depuis bien longtemps. Les amateurs de rock dur classique
ou moderne devraient y trouver leur compte…
La soirée aura lieu
le vendredi 23 juin, à partir de 23H, au Klub (14 rue Saint-Denis.
Métro Châtelet/Les Halles). PAF : 10 Euros.
Encore à la Galerie Kennory Kim (voir ci-dessous pour l’adresse) : une exposition, à partir d’aujourd’hui jusqu’au 10 juin, de tableaux réalisés par Axël Kriloff. Il s’agit de paysages, généralement urbains voire industriels pour ce que j’ai pu en voir, peints avec de la rouille sur des morceaux de bois.
Le vernissage aura lieu le
jeudi 18, à partir de 19H…
Le site d’Axël
Kriloff : http://axel.kriloff.free.fr/
Une date : du 9 au 13 mai
Un
lieu : Galerie Kennory Kim
22 rue des Vertus, dans le 4ème
arrondissement de Paris
Métro Arts-et-Métiers
Un
site : http://www.les-desesperes.com/
Un
autre site : http://invidation.blogspot.com/
Personnellement,
j’y serai.
« Self-medicating
ghost of times past forgotten
There
is no dark pride in loneliness
Escape
those thick heads,
Denounce
those addictions and memories fade
What’s
your pleasure, pistol or syringe ?
Then
take aim and fire… Watch those memories
Or
drop dead »
(ROZZ
WILLIAMS – RIP)
« So
much blood I’m starting to drown
Runs
from cold to colder
Time
to time the sky’s coming down
To
help me lose my way
Tears and lies for answers
You and open veins, God
knows I’m gone »
(LAYNE STALEY – RIP)
Rozz Williams et Layne
Staley, deux âmes parmi celles qu’une législation à
la dérive pourrait s’arroger le droit d’oblitérer ou
de tuer dans l’œuf…
http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/
Cela ne suffit-il plus de
nous électrocuter à l’âge adulte ? Faut-il
maintenant qu’on nous ampute de nous-mêmes dès la
naissance ?
Je signale la parution du
deuxième tome des Carnets Noirs, qui est déjà
disponible à la commande ainsi qu’en rayon, dans de nombreux
magasins.
J’avais déjà parlé, il y a un peu plus de trois ans, de la parution du premier volet de cet ouvrage journaliste qui ambitionnait d’être « la première tentative en langue française d’analyse et d’historique des musiques gothiques, new-wave et industrielles ». Ce premier volet, très général, était ainsi consacré à la présentation d’une vue d’ensemble de la scène musicale internationale concernant les mouvements sus-cités. Le deuxième tome qui vient de paraître s’inscrit donc dans la même démarche, mais il traite de manière beaucoup plus spécifique de l’évolution de la scène française. Aussi, si le premier tome possède des équivalents dans d’autres langues (plusieurs ouvrages généraux du même genre existent au moins en anglais, et certainement dans d’autres langues), ce deuxième volet est en fait beaucoup plus original et pointu, puisqu’il traite d’artistes locaux souvent méconnus voire quasiment oubliés, et qu’il propose pour ce faire quantité d’informations et d’illustrations qui ne sont disponibles nulle part ailleurs.
Bien sûr, n’étant pas assez calé en la matière, il m’est impossible d’attester la véracité de toutes les informations contenues dans les Carnets Noirs, et il est très probable que quelques inexactitudes ou omissions puissent être comptées parmi leurs pages, comme c’est toujours le cas lorsque des anthologies journalistiques sont produites. Cela dit, pour avoir assisté de loin à la préparation de cet ouvrage (même si je n’y ai pas du tout participé), je peux au moins affirmer avec certitude que le travail d’enquête qui a été fourni par les divers collaborateurs des Carnets Noirs a été intense et passionné, tant il n’a pas été aisé de dénicher les contacts et les archives nécessaires pour recouper les informations et dresser un historique à peu près fiable.
Pour finir, dans un autre genre, n’en déplaise aux détracteurs et à ceux qui ne comprennent pas, je veux également signaler que la nouvelle formation de GUNS N’ ROSES sera en concert au Palais Omnisport de Bercy, à Paris, le 20 juin prochain. Les tickets sont déjà disponibles à la vente. Personnellement, j’y serai à coup sûr.
Ophélie Jaësan se produira au Théâtre de La Poulie, à Avignon, les 23, 24 et 25 février. Elle donnera trois représentations d’une pièce qu’elle a écrite et mise en scène, la direction artistique étant assurée par Johann Fournier, qui a également réalisé les vidéos qui accompagnent le spectacle.
Je n’ai pas vu la
pièce, et je ne peux donc pas en parler. Mais j’invite fortement
les visiteurs de ce site à s’intéresser de près aux
travaux d’Ophélie Jaësan, dont je considère, pour les
raisons que je développe longuement ici, que la démarche
artistique est souvent complémentaire de la mienne (et vice-versa).
Au passage, je signale
à tous les amateurs de rock que, sauf annulation de dernière
minute, les Sisters Of Mercy devraient se produire pour
la première fois à Paris, le 14 avril, au Zénith.
Nuit
du 24 au 25 décembre : c’est Noël. Il paraît que Dieu est Amour.
La main, je la sais, mais la
main, je le sais, comme la potence tendue, ne se retient pas : c’est
un sexe las qui vomit en mourant. Il y a effondrement, et c’est un
cadavre qui pend. Comme le souvenir au bout du compte, comme ton nom au petit
matin, non, la main ne se retient pas. Elle n’a plus qu’à
rendre la chose en priant, la chose vidée qui n’a plus même
ses larmes pour aimer. C’est comme ça et il faut assumer. Alors
oui, c’est vrai, tu as raison : pendant que les oiseaux
roucouleraient, je balaierais sûrement tout ce que tu créerais,
toi romantique même dans ton verbe le plus cynique. Je casserais tout et
ce ne serait même pas drôle. Même pas ridicule, finalement.
Je casserais tout et je partirais, les traits tirés comme des balles
dans ta tête. Ainsi comme la main, ainsi comme le sexe, ainsi comme le
nom, ainsi comme la corde, la leçon ne se retiendrait pas et
l’histoire ramperait vers le commencement. Et si tout était
à refaire, je le referais quand même, en miettes et en sang,
malgré tout et malgré tous, et toi, tu réécrirais
toujours que si tout était à refaire, tu maudirais mon ombre et
tu éreinterais ma voix.
DÉSAFFECT
à partir, toujours
il faut être
prêt, le rêve hypothéqué
changement d’horizon,
de destination
en temps et en lieu, se
remettre en jeu
à partir, toujours
puisque ne reste rien, la
demeure
revient au marché
– changement de cœur
changement
d’usage : je deviens ton dealer
je meuble le vide et
rachète tes pleurs
valeur immobilière
déviée mise en route
changement de cap : je
réinvestis
ton corps, local commercial
ravalement facial,
voté et payé
en liquide, je fais couler
nos larmes, notre fonds de
commerce
foyer
détourné, toujours à partir
il faut être
prêt, il faut devenir
il ne reste rien
Si c’était
à refaire, je le referais quand même, en miettes et en sang,
malgré tout et malgré tous. Récurrent, je recommencerais
à zéro, j’en resterais au vide et je reviendrais au
néant, encore une fois, encore et toujours. Je redoublerais
d’effort et je foulerais ma mort des pieds, puisque de rien n’est.
Aucune mise à jour
depuis des mois. Aucune évolution sur ce site. Ce n’est pourtant
pas faute de matériel : il y en a des tonnes que je pourrais
utiliser. Non, la réalité est très simple… Pour
commencer, au mois de juin, j’ai été privé de la
possibilité de me connecter à Internet grâce à
l’incompétence notoire des services de mon fournisseur
d’accès, et cette gêne a duré plusieurs semaines.
Ensuite, j’ai dû régler quelques problèmes techniques
de compatibilité consécutifs à l’évolution
des systèmes utilisés par la compagnie qui héberge ce
site. J’en profite d’ailleurs pour m’excuser auprès
des personnes qui n’ont reçu, en guise de réponses aux
mails qu’elles m’avaient adressés, que des messages vides de
tout contenu : j’avais bien sûr rédigé des
réponses complètes, comme à l’accoutumée,
mais les problèmes techniques ont fait que le contenu de mes lettres
s’est trouvé systématiquement effacé. Enfin,
j’ai été très pris par la gestion d’affaires
personnelles qui m’ont demandé un investissement
considérable en temps et en efforts, d’autant que ces affaires ont
nécessité l’acquisition et la maîtrise rigoureuse de
nouvelles compétences…
Pour le moment, je ne sais
pas exactement quel sera le rythme des prochaines mises à jour de
dustofmydust.com. Je vais probablement prendre un peu de temps pour y
réfléchir, et pour donner à ce site un nouvel élan.
En attendant, je voudrais
encourager les gens à découvrir d’autres artistes, par le
biais de leurs sites personnels. Ainsi, voici quelques liens qui pourront
assurément intéresser les chercheurs de perles rares…
http://ahosera.ether-elegia.com/
Le site
d’Ophélie Jaesan : un de mes sites
préférés. J’y reviendrai peut-être plus tard,
avec un commentaire détaillé…
Le site du photographe
Johann Fournier.
http://soul-assassins.blogspot.com/
Écritures et
illustrations croisées. Beaucoup de trouvailles. Une grande
liberté formelle et une réelle richesse stylistique.
Le site d’un jeune
groupe de post-rock très influencé par Godspeed You Black Emperor
et Sigur Ros.
Pour ceux qui aiment la pop
et le rock. N’hésitez pas à aller aux concerts des
Parisians et à saluer Stevan de ma part !
Mise à jour de la
rubrique des enthousiasmes du moment : il y est notamment
question de René Daumal…
Sur le plan musical,
n’hésitez pas à vous procurer With Teeth, le dernier album
de Nine Inch Nails (même si ce n’est clairement pas
le meilleur album du groupe…), et surtout Frances The Mute, le dernier Mars Volta, qui est magnifique.
Benoît XVI : Joseph Ratzinger
« My
gift of self is raped
My
privacy is raked
And
yet I find
And
yet I find
Repeating
in my head
If
I can’t be on my own
I’d
feel better dead »
LAYNE
STALEY – R.I.P
Et la vie suit son cours, enjambant
nos derniers espoirs révulsés, nos plus vieux rêves
sanglotés…
Un grand merci aux membres
du groupe Einstürzende Neubauten pour le concert magnifique qu’ils
ont donné le 8 avril à la Cigale (Paris).
Conseil de lecture :
Noirs dans les camps
nazis, de
Serge Bilé.
« By
the time you hear this message, I’ll be gone
Forced to this conclusion by
the hands of time and a voice that whispers : « No other
choice »
Sound of distant gunfire on
the blue horizon
RISING SLOW DRIP SEX DRIVE
PULSING CHAOS THROUGH DISCORDANT VEINS
Yes, I have passed away,
passed on, passed falsely through those pearly gates
I was somehow taken by hand,
unawares, and led to this fork in the road
Now I have arrived at a conjoncture
of parallel madness, a narrow pathway divided by millions of fragmented lives
lived as one
So you do not believe in
love, yet it is love that has destroyed me
I lay my body down, spent
shell, as proof
Place my coffin next to
yours as if to say – « this is what I’ve always longed
for »
It’s been many years
in calling, and by calling out the names, who did I wish to hear from ?
Those who have strocked
me ? Fucked me ? Disregard me – John or is it Judas ?
Stuck like a knife in flesh
resilient and now they do not distract me
And one more thing before I
go – I go without regret
Forget tomorrow’s
awakening, today has found it’s end »
ROZZ WILLIAMS, in The
Whorse’s mouth
Sept
ans que Rozz Williams est mort.
Le
temps passe et les visages défilent.
Des
rêves se sont enlisés, des rêves se sont cassés, des
rêves ont flambé.
Mais, patiemment quoique
toujours dans l’urgence, je collecte chaque miette, chaque débris,
pour que depuis mes cendres je réinvente ma vie, entre le vide et les
flammes, entre l’horreur et l’ennui. Il s’agit pour moi,
comme pour tout un chacun, de cheminer entre l'ordre et le chaos afin
d’établir progressivement le juste déséquilibre nécessaire à
ma survie tel qu'en moi-même là où tout « soi-même »
n'a a priori aucune assise.
Et pour ce faire, pour
tracer ma voie et pour poser ma voix, révolutionner l’ontologie,
ou tout du moins la conception ontologique qui orientait spontanément et
culturellement ma pensée et mes pas contre mon intuition profonde et
sans qu’on m’ait laissé le choix, parce que
c’était nécessaire et que cela le reste, pour moi comme
pour tous ceux qui demeurent étranglés dans l’ombre de la
métaphysique. Briser le dogme de l’Être et s’en
affranchir enfin, afin de s’installer proprement dans
l’abîme, dans le vide, au sein même de ma mort, plutôt
que de chercher fallacieusement une énième voie de détour
pour esquiver vainement l’échéance inéluctable.
Soit. Soit le néant
d’être moi-même, ici et maintenant. Rien de rien et rien du
tout. Soient mes pas dans le vide, mes mouvements dans l’onde.
Soit. Ondes, certaines un
temps miennes, et mon regard plongé dans le vide.
« (Women)
And the women come and go
(Talk)
Talking about me like they
know
(Men)
Bought and sold
And the world keeps turning
People cold
And people
burning » (Andrew Eldritch)
PS : Et si tout ce
laïus n’était qu’un poisson d’avril ?
2004,
dans l’ombre fallacieuse de Dieu.
L’humanité
noyée dans les verres d’eau bénite qu’elle se verse,
comme on se sert des mensonges, et dans le déferlement des vagues qui se
déversent, indifférentes, sans objet ni onction.
Physique et métaphysique, 2004, noyée, emportée.
« Lost in the
garden of Eden
Said we're lost in the
garden of Eden
And there's no one's gonna
believe this
But we're lost in the garden
of Eden
Most organized religions
make
A mockery of humanity
Our governments are
dangerous
And out of control
The garden of Eden is just
another graveyard
Said if they had someone to buy
it
Said I'm sure they'd sell my
soul »
(W. A. Rose)
À ce sujet, un film
à voir : Terre promise, d’Amos Gitaï.
Ou comment, par
les affres de la prostitution, le sexe ronge, de la manière la plus
ignoble, le cœur hypocrite de la capitale du royaume de Dieu. Comme si le
vice, qui ne connaît pas de frontière, constituait finalement la
seule dimension autour de laquelle tout le monde, y compris les factions
opposées dans le cadre de conflits politiques et religieux majeurs,
pouvait se retrouver, en temps de paix comme en temps de guerre, main dans la
main pour pactiser avec le diable, l’âme damnée de Dieu.
Ainsi naissent,
pourrissent et s’oublient les dieux pendant que la prostitution suit son
cours, le temps d’un parcours de cendres…
Quelques liens :
TSIMTSOÛM : La revue Cancer n’est plus. Elle a subi une mutation métastatique dont Tsimtsoûm est le fruit.
PLEIX.NET : excellent site du collectif Pleix – je le recommande très chaudement…
ARISTOTE.NET1.FR : site philosophique de Régis Laurent (Doctorant en Philosophie, Université Blaise Pascal) consacré à un commentaire que l’auteur propose du Protreptique d’Aristote.
désirs
gravats charriés à la terre mêlés
la
boue les vagues, le sang liquide, le sang séché
les
littoraux se sont noyés et le soleil n’a pas bronché
c’est
la fin des vacances : je
regarde la télé
la
fin du monde, le temps d’un claquement de doigts
la
fin du rêve, juste comme ça
les
pensées effacées les cités annulées
il
reste quelques chiffres, histoire de calculer
7H30 :
je dois sortir le chien
Réaménagement
de la rubrique POÉSIE à l’occasion
de la présentation de mon deuxième recueil de poèmes, La
vie en flammes,
dont dix extraits sont désormais disponibles à la consultation.
Sur les traces de
l’échec programmé de la fuite en avant d’une
humanité en lice avec elle-même et en proie à sa
vacuité, le deuxième volet de la trilogie de la
déréliction explore, à la lumière paradoxale de la
mort, la face morbide du déploiement des cycles vitaux sous un soleil
aussi nourricier que mortifiant, lui-même sans assise ni raison
d’être. Corps célestes et terrestres s’y poursuivent
ainsi en vain au fil de leur dérive sans fin, suivant
l’articulation d’une dialectique implacable qui voit victimes et
bourreaux se succéder, se torturer et échanger inlassablement
leurs rôles, volontairement ou contre leur gré…
Post-scriptum (for what
it’s worth) : bonnes fêtes de fin d’année…
Mise à jour de la rubrique des QUESTIONS/RÉPONSES…
En plus d’une
légère reformulation de la première réponse que
j’avais apportée dans le cadre de cette rubrique, j’y
réponds à la question suivante :
« Indépendamment
de leur qualité, les quelques poèmes extraits de Seulement
rien dont
vous proposez la lecture sur ce site peuvent faire montre d’une certaine
passivité existentielle rappelant celle de la « belle
âme » décrite par Hegel, alors que votre
démarche philosophique semble au contraire résolument active,
dénotant une implication personnelle dans votre manière
d’interroger le sens de l’existence. Pouvez-vous expliquer, voire
lever, cette ambiguïté ? »
LIENS :
Ajout d’un lien vers le site
poétique de Claire C.
Très sobre et sans fioritures, ce site s’adresse avant tout à ceux qui aiment découvrir sur Internet des textes poétiques de qualité comme ils les liraient dans un livre, indépendamment de la considération de l’habillage esthétique et de la qualité technique de la réalisation des sites. On peut ainsi y découvrir, à travers bon nombre de poèmes, la sensibilité singulière de Claire C., ainsi que celle de ses quelques invités…
PS : c’est
finalement vers la mi-décembre que je présenterai La vie en
flammes,
mon deuxième recueil de poésie…
« Chaque fois unique, la fin du monde », a-t-il écrit à l’occasion d’un ultime salut adressé à certains de ses amis disparus, « la fin du monde comme fin de toute résurrection ».
C’est à
présent à lui, qui était probablement, il y a quelques
jours encore, le plus grand philosophe vivant, et qui demeure,
aujourd’hui mort, le plus grand penseur de la fin du vingtième
siècle, qu’il faut rendre hommage en le saluant respectueusement,
comme il a lui-même salué ses pairs et amis défunts.
Alors adieu.
Adieu, Jacques Derrida.
Mise à jour de la rubrique des enthousiasmes du moment à l’occasion du passage de Tommy Stinson à Paris, le 5 octobre prochain, en première partie du concert que Jesse Malin donnera à la Java. En effet, l’ancien bassiste des Replacements, qui officie actuellement au sein de Guns N’ Roses, a sorti cet été un excellent premier album solo, Village Gorilla Head, dont je ne peux que recommander l’acquisition…
LIENS : ajout d’un lien vers le site officiel de Tommy Stinson
Je signale également
la parution d’une nouvelle revue littéraire et philosophique,
nommée inculte, dont je suis tombé par hasard sur le premier
numéro, alors que je traînais dans une librairie. On peut trouver
dans ce premier numéro, entre autres choses, une interview du romancier
William Gibson, un dossier sur W. G. Sebald, et la reprise d’un article
que Maurice Blanchot avait écrit à propos de Pierre Klossowski.
Simple, claire et
accessible, inculte me semble être une revue de vulgarisation non vulgaire qui
pourra, si elle perdure, s’avérer utile à nombre de
personnes qui souhaitent acquérir certaines bases et
références intellectuelles pour mieux orienter leur
réflexion et leurs recherches personnelles…
Peu d’activité
sur le site ces derniers temps, mais, contrairement aux apparences, je ne
chôme vraiment pas.
En fait, durant cette
année, j’ai entrepris la réécriture complète
de mon essai philosophique Soit le néant d’être
moi-même,
et j’ai ainsi préféré m’atteler à un
travail de fond pour mettre à jour mes connaissances et mes concepts
(avec tout ce que cela suppose de méditation et de lectures, ainsi que
de remises en question et d’évolutions conceptuelles, stylistiques
et textuelles), plutôt que de me satisfaire de la tâche
déjà accomplie et de m’investir dans le travail de
présentation, voire de représentation, et de communication que la
maintenance de ce site suppose. En d’autres termes, j’ai
préféré prendre un peu de recul aussi bien par rapport à
la maintenance de ce site que par rapport à la vie sociale en
général afin de mieux mûrir ma réflexion
philosophique et mon entreprise artistique, c’est-à-dire afin de
consolider la matière première dans laquelle le site puise sa
raison d’être, au lieu de me disperser dans des activités
somme toute secondaires.
J’ai également
beaucoup avancé dans la rédaction de mon deuxième recueil
de poésie, et, si tout se passe bien, je devrais pouvoir le
présenter ici même au mois d’octobre, comme j’avais
initialement prévu de le faire. Beaucoup plus violent que Seulement
rien, ce
recueil apocalyptique, intitulé La vie en flammes, aborde des thèmes
tels que la guerre, la prédation, la mise à mort, la crucifixion,
le suicide, le sadomasochisme, la dialectique du bourreau et de la victime, les
figures du Père et de Dieu, l’inanité du verbe, la fuite en
avant de l’humanité délirante et, plus
généralement, la face morbide du déploiement des cycles
vitaux…
Des mises à jour
significatives sont donc à prévoir à partir du mois
d’octobre, puisque je proposerai la lecture de quelques poèmes
issus de La vie en flammes ainsi que de nouveaux extraits de mes travaux philosophiques
(notamment un texte concernant Samuel Beckett et Bram Van Velde). Par contre,
je n’actualiserai probablement plus la rubrique des enthousiasmes du
moment sur une base mensuelle, d’une part, parce que je me suis peu
à peu lassé du caractère automatique de la mise à
jour de cette partie du site, et d’autre part, parce qu’il
m’a semblé qu’elle avait tendance à vampiriser les
autres rubriques. Il s’agira donc plutôt pour moi de
développer des rubriques telles que celle consacrée aux
réponses aux questions générales qui me sont
posées, ou encore celle dédiée à la
présentation d’aphorismes et de citations marquantes…
PS : Je me dois de signaler,
ne serait-ce que par fidélité, la sortie de Contraband, le premier album de Velvet
Revolver. Ce groupe de rock pur et dur composé d’anciens membres
de Guns N’ Roses (Slash, Duff McKagan et Matt Sorum), de Scott Weiland
(ancien chanteur des Stone Temple Pilots) et de Dave Kushner (qui a notamment
joué avec Dave Navarro et qui a aussi officié dans Infectious
Grooves et dans Loaded) a en effet produit un premier album de très
bonne facture, même s’il n’a rien de
révolutionnaire…
Mise à jour de la
rubrique des enthousiasmes du moment.
Une pensée pour Rozz
Williams et pour Layne Staley, respectivement décédés le 1er
avril 1998 et en avril 2002…
J’aimerais
également recommander très fortement aux anglophones de visiter
l’excellent site philosophique de Dylan Trigg, The Poetics
of Decay. Inspiré par des auteurs comme Schopenhauer et Cioran,
Dylan Trigg base sa conception hérétique de l’existence sur
l’inversion de la Sainte Trinité, dont les figures classiques, qui
sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit, sont à ses yeux
remplacées respectivement par le Déclin, la Décomposition
et la Dissolution. C’est ainsi à partir du renversement des
valeurs chrétiennes que Dylan Trigg ambitionne de développer une
esthétique de la déchéance et de la
déréliction…
Mise à jour de la rubrique des QUESTIONS/RÉPONSES…
J’y
réponds à la question suivante :
« Pourriez-vous définir le concept de seuil d’évanouissement, et pourriez-vous parler de l’optique et des circonstances dans lesquelles vous avez composé le morceau du même nom ? »
Mise à jour de la
rubrique des enthousiasmes du moment : Marilyn Manson y
croise notamment Jean Genet et Antonin Artaud (mais la comparaison n’est
pas vraiment à son avantage…).
LIENS :
Ajout d’un lien vers
le site officiel de Einstürzende
Neubauten (je pensais avoir mis ce lien dès la création du
site, et il était grand temps que je remédie à mon
oubli…).
J’invite
également les personnes désireuses d’en apprendre plus sur
la spiritualité et sur ses formes diverses à visiter le site Onelittleangel.com, qui propose de
découvrir une quantité non négligeable de citations et de
données concernant toutes les religions et pratiques spirituelles…
Dernier point : le nouvel album de Einstürzende Neubauten vient de sortir. N’hésitez pas à vous le procurer…
Pour commencer l’année 2004, voici une liste récapitulative, par ordre alphabétique, des principaux liens que j’ai ajoutés sur ce site depuis son lancement, le 23 octobre 2002 :
CANCER !: revue
« transgénique » pluridisciplinaire, culturelle et
littéraire, à laquelle collaborent, entre autres, Marc-Edouard
Nabe, Maurice G. Dantec et Mehdi Belhadj Kacem…
En ce moment, les « cancéristes »
proposent sur leur site leurs tops 5 de l’année 2003…
CARNETS NOIRS : site qui
présente le livre Carnets Noirs – ouvrage consacré à
l’analyse et à l’historique des mouvements gothique,
new-wave et industriel…
Après le
succès du premier volume, qui proposait une vue d’ensemble de la
scène internationale des mouvements en question, un deuxième tome
des Carnets Noirs, qui sera cette fois exclusivement dédié à
l’évolution de la scène française, est en cours de
préparation. Il devrait ainsi sortir dans le courant de
l’année…
ENABIME.ORG : portail
électronique qui permet d’accéder aux sites de plusieurs
artistes, et notamment à celui de Nikola Aquileus (voir la mise à
jour précédente pour plus de détails…).
HELDON : site du groupe de Richard Pinhas…
L’album Only Chaos
Is Real y
est disponible à la commande, et certains titres peuvent toujours
être téléchargés gratuitement…
LA MORT DU PHILOSOPHE : site consacré au séminaire de philosophie créé et organisé par Christophe Litwin et Jean-Baptiste de Froment.
Outre ma propre intervention et les quelques conférences données par les organisateurs eux-mêmes, plusieurs séances de ce séminaire ont bénéficié de la compétence de professeurs reconnus, tels que Monique Dixsaut, Éric Zernik ou Bernard Sève. Je ne peux que recommander, notamment aux étudiants en philosophie mais aussi aux autres, la lecture des textes des conférences qui sont disponibles sur ce site…
TUYAU(3) : site de Didier Moulinier, qui se propose, en s’inspirant de la psychanalyse lacanienne et de la non-philosophie de François Laruelle, de définir la non-méthode de la pensée élémentaire.
Alors que la version précédente du site, TUYAU(2), s’inspirait directement de la pensée de François Laruelle et se proposait de définir la philosophie depuis la pensée non-philosophique, l’évolution vers sa forme actuelle marque une certaine séparation par rapport à la non-philosophie de Laruelle pour tenter de la déborder…
Note
à propos de la revue Cancer !:
Attaquée de part et
d’autre, à droite comme à gauche, la joyeuse bande
d’agitateurs culturels qui animent les pages de la revue Cancer !
agace beaucoup de monde et collectionne les critiques sans fondement,
d’absurdes rumeurs selon lesquelles leur journal serait
d’extrême droite allant même jusqu’à circuler,
quand il est pourtant bien difficile de trouver, parmi les colonnes du
magazine, les traces du feu qui pourrait être à l’origine
d’une telle fumée. C’est probablement juste qu’en
France, il est très difficile de se passionner pour la
littérature principalement en raison du style des écrivains, en
ne bridant pas son enthousiasme en fonction de l’appartenance politique
ou de la qualité morale de ceux-ci, sans être immédiatement
taxé de conservatisme et accusé de faire partie de la fameuse
ligue des anarchistes de droite aux accents fascisants. Cela est bien
regrettable, et pour avoir rencontré personnellement les principaux
rédacteurs de la revue Cancer !, je crois pouvoir affirmer sans
l’ombre d’un doute que de telles accusations sont en
l’occurrence illégitimes. Bien sûr, je ne suis pas
nécessairement d’accord avec tout ce qui est écrit dans ce
journal ; et bien sûr aussi, je ne partage pas forcément les
centres d’intérêt ou les enthousiasmes de ses
animateurs… Mais, entre nous, quelle importance ? Est-ce là
une bonne raison pour faire preuve d’ostracisme, quand il serait
peut-être plus intelligent de promouvoir des talents divers en direction
des personnes qui sauraient les apprécier et s’épanouir
grâce à eux ? C’est surtout pour la qualité du
style, très drôle et particulièrement enlevé, dans
lequel la revue est conçue, à la manière d’un
melting pot improbable (les noms de Léon Bloy, de Laibach, de Stirner,
de Costes ou d’Alizé s’y bousculent comme dans une partouze
culturelle impossible…), que je veux recommander la lecture de
Cancer !, et la visite du site qui en constitue l’interface
virtuelle.
Post-scriptum conventionnel
(mais sincère) : je voudrais remercier tous les visiteurs du site
pour leur attention et pour leur fidélité, et leur (vous)
souhaiter une année forte et conséquente…
Mise à jour microscopique juste pour souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année à tous les visiteurs du site…
Mise
à jour mensuelle de la rubrique des enthousiasmes du moment…
Suppression des liens obsolètes vers les sites de Dave Navarro au profit d’une redirection vers le site officiel de Jane’s Addiction, et création de liens vers les sites des groupes The Mars Volta et The Cooper Temple Clause.
Création également d’un lien vers le portail électronique Enabime.org.
En effet, j’aimerais attirer l’attention sur ce portail électronique, et plus particulièrement sur le site « INVIDATION » de l’écrivain nocturne Nikola Aquileus. L’auteur y propose, un peu à l’instar de ce que je fais sur mon propre site, de découvrir ses créations littéraires, qui sont en l’occurrence autant de déambulations post-modernes dans les méandres poétiques ou prosaïques d’une vacuité marginale et assumée en tant que telle.
Un vrai talent qui ne demande qu’à se développer et à s’affiner encore…
Mise à jour de la
rubrique des enthousiasmes du moment :
Puisque aucune tribune
significative n’est accordée à la poésie, et parce
que les gens qui sont censés devoir s’en occuper semblent ne pas
vouloir se donner la peine de dénicher de nouveaux talents et de leur
donner une chance de s’épanouir et de trouver leur public,
j’aimerais ce mois-ci attirer l’attention des visiteurs de ce site
sur un jeune poète forcément méconnu, en présentant
un de ses textes, qui a fait débat très récemment sur un
forum de poésie que je fréquente à l’occasion.
Le poème intitulé Pour rien est désormais
disponible sur le site, sous la rubrique
consacrée aux extraits du recueil Seulement Rien.
De retour après
n’avoir plus donné de nouvelles pendant près de trois
mois…
Si les causes de cette
absence sont principalement d’ordre personnel, les aléas de la vie
m’ayant astreint à la gestion de problèmes malheureusement
incontournables, j’ai tout de même profité de ce laps de
temps pour avancer dans la rédaction du second volet de la trilogie
poétique ouverte par le recueil Seulement rien, ainsi que dans le remaniement
de certains textes philosophiques écrits à l’origine il y a
plusieurs années de cela.
J’ai également
apporté quelques modifications très légères
à ce site, corrigeant quelques coquilles qui m’avaient
échappé jusqu’alors, et proposant un changement qui devrait
rendre plus pratique la consultation des textes les plus longs. Ainsi, en plus
d’être directement lisibles sur le site comme ils
l’étaient jusque là, ces textes (l’introduction de
Soit le néant d’être moi-même, les quelques textes satellites présentés pour l’instant,
le compte rendu de la conférence De Nagarjuna
à Schopenhauer : la mort comme une illusion ou comme une
révélation ?, le manifeste Chaque citoyen, chaque individu, se doit…, et enfin La confusion ambiante) sont désormais
disponibles au téléchargement en format Word (.rtf) – ce
qui devrait satisfaire les personnes qui trouvent que l’esthétique
du site rend la lecture des textes pénible parce que fatigante pour les
yeux…
Enfin, la rubrique des enthousiasmes du moment a été mise
à jour…
Si les vacances d’été sont pour beaucoup synonymes de détente et d’évasion éphémères avant de retourner à la dictature quotidienne de corvées imposées mais plus ou moins lucratives, elles peuvent aussi être l’occasion d’employer le temps qu’elles laissent libre pour travailler à faire sienne cette liberté, en profitant de ce que les diverses contingences sociales et professionnelles perdent de leur emprise tout simplement pour faire ce que le cours des choses tend à rendre impossible, tout simplement pour penser.
La liberté est
semblable à un muscle qu’il faudrait constamment faire travailler
pour qu’il ne perde pas en vigueur, avant de s’atrophier, pour
finalement n’être plus apte à fournir l’effort dont il
est censé être garant au moins de la possibilité. Pourtant,
loin de favoriser l’exercice et le développement de cette sorte
particulière de muscle, la pression abrutissante que la
société moderne effrénée et
ultra-hiérarchisée exerce sur ses sujets tend à
éloigner le cerveau de son utilisation, en même temps
qu’elle définit de plus en plus la sphère de
l’utilité en en excluant toute forme de spiritualité et de
rapport au sens.
Dans ces conditions, vaut-il
mieux concevoir ses vacances, qu’elles aient lieu en été ou
à n’importe quelle autre période de l’année,
comme une fuite en avant à laquelle on se laisserait aller en vain,
avant d’être rapidement rappelé à l’ordre par
une réalité indifférente, ou comme un temps de suspension
dont les enjeux seraient la ressaisie de sa vie et l’exercice de sa
liberté, l’utilisation de son cerveau et de son corps pour
s’émanciper de la confusion ambiante et cultiver un rapport au
sens salvateur ?
C’est bien
évidemment cette seconde option qui a ma préférence, et
c’est dans le but d’encourager les visiteurs de ce site dans cette
voie que j’aimerais présenter trois livres très
différents qui peuvent, parmi beaucoup d’autres,
s’avérer utiles pour entamer ce travail de prise de recul par
rapport à l’asservissement de l’esprit dont chaque citoyen
est une victime potentielle. Le premier de ces livres est un recueil de
poèmes, le deuxième un bref essai sociologique, et le
troisième une sorte de témoignage artistique singulier.
J’ai choisi de les conseiller non seulement pour leur
intérêt et pour leur diversité, mais aussi pour leur
caractère non-rébarbatif, qui assure une lecture digeste et
aisée – ce qui n’est pas la moindre des qualités en
cette période de chaleur étouffante et de blancheur accablante.
Les Complaintes (et
les premiers poèmes), de JULES LAFORGUE :
La mélancolie si
profonde d’un des plus grands virtuoses de l’histoire de la
poésie française est la clé d’une méditation
à la fois atemporelle, en ce que sa portée existentielle
n’est pas restreinte à un cadre et à une époque qui
en seraient les conditions, et résolument moderne, tant sa
liberté par rapport au(x) contexte(s) pérennise justement sa
pertinence indépendamment des variables extérieures.
L’enjeu de cette méditation, parfois douce-amère, parfois
abyssale, est le rapport à un sens absolu, que le poète ne trouve
pas, par-delà les contingences diverses, qui apparaissent comme autant
d’aléas dérisoires.
Pour autant, il ne
s’agit pas d’une poésie abstraite, et c’est
précisément en cela que la modernité la caractérise
autant que son aspect atemporel. En effet, si cette poésie touche
à des considérations qui ne sauraient être ramenées,
et réduites, à la relativité d’un cadre spatial ou
temporel spécifique, l’extériorité, en
général, et l’environnement social, en particulier,
n’y sont nullement occultés ou négligés. Cependant,
plutôt que de se laisser enfermer par les particularités somme
toute secondaires de la société de son époque, Laforgue
choisit de se concentrer sur l’essentiel du rapport à cette
extériorité et à cet environnement, dans ce qu’il a
de plus universel et de plus significatif : ainsi l’expression qui
est faite de ce rapport n’est-elle pas datée, parce que son
intensité permet son émancipation par rapport aux données
superflues. En ce sens, la portée de la méditation de Laforgue
échappe à l’emprise temporelle, à laquelle elle est
en quelque sorte extérieure, mais son assise et son expression sont
ainsi faites qu’elles s’adaptent au cours du temps pour lui
être encore et toujours contemporaines.
Il faut dire aussi que la
profondeur de la vision de Laforgue n’est pas la seule raison de sa
modernité : en effet, la forme de son expression artistique est
autant d’actualité que son fond. Entre Baudelaire, avec lequel il
partage une tendance intime au spleen, et Rimbaud, duquel il peut être rapproché
du fait de son éclectisme et de son avant-gardisme formels, Jules
Laforgue excelle aussi bien dans un classicisme aux accents souvent
élégiaques, à la fois métaphysique et
anti-métaphysique, que dans la création de structures atypiques,
hybrides ou hachées, tantôt enlevées, tantôt
humoristiques, qui préfigurent le style de certains chansonniers comme
Léo Ferré ou Georges Brassens (j’ambitionne
d’ailleurs de composer, juste pour mon plaisir personnel, une version
musicale de La Chanson du petit hypertrophique dans le style de ce dernier).
Quelques poèmes
particulièrement de saison : Sieste éternelle, Soleil couchant de Juin, Spleen des nuis de
juillet, Crépuscule
de dimanche d’été…
Fausse route,
d’ÉLISABETH BADINTER:
Les essais dits d’étude sociologique ne constituent pas ma lecture quotidienne. Trop souvent engoncés dans des considérations relatives élaborées à partir de données contingentes, ils ne présentent généralement pas cette vertu dont j’ai pu vanter la noblesse en parlant de la méditation atemporelle que la poésie de Jules Laforgue fait partager, et que je garde toujours à l’esprit lors de la construction de mes propres travaux philosophiques et artistiques, à savoir la faculté de faire sens dans l’absolu grâce à une connexion intime avec les vérités ou questions essentielles. C’est bien cette vertu qui fait que la manière dont Laforgue rend compte de son environnement lui permet de parler de façon universelle de la société et du rapport de l’individu à elle lorsqu’il décrit certains aspects singuliers de la société particulière de son temps ; et réciproquement, c’est aussi cette vertu qui lui permet d’énoncer des vérités de son temps quand il exprime pourtant des méditations abstraites de leur cadre spatio-temporel. Ce sont le rapport au sens et à l’essentiel ainsi que l’exigence d’une pensée construite dans l’absolu qui seuls peuvent éventuellement permettre d’énoncer des vérités à la fois atemporelles et valides pour tous les temps.
Cependant, la voie du
rapport au sens est souvent très difficile à trouver, avant
même d’avoir à faire l’épreuve de
l’âpreté inhérente au fait de la suivre et de
s’y tenir. Et cela est encore plus vrai lorsqu’un foisonnement
d’informations et de contraintes bouscule tant l’individu
qu’il lui est pratiquement impossible de pouvoir se concentrer sur un
horizon, faute de déjà pouvoir fixer son regard vers lui, comme
quelqu’un qui serait perdu dans une forêt dont les arbres
obstrueraient nécessairement sa vision. Ainsi, comme les bouddhistes
savaient séparer les vérités dites de sens
définitif de celles dites de sens transitoire (dont la fonction
était d’être des demi-vérités utiles pour
amener les personnes perdues dans les aléas de la contingence et de la
relativité à dépasser ce cadre bancal pour être
ensuite aptes à appréhender les vérités essentielles),
il faut aussi savoir établir des états des lieux et autres
analyses relatives aux contextes, indispensables pour que chacun puisse
s’y retrouver, et grâce auxquels la création d’un
rapport authentique au sens devient accessible là où elle ne
l’était pas forcément. C’est là, à mon
sens, que résident l’intérêt et la valeur des
études historiques et sociologiques : elles proposent un inventaire
et une déconstruction, généraux ou ciblés,
d’une certaine actualité, à laquelle elles collent tout en
la mettant en perspective pour en dégager les enjeux, permettant ainsi
la possibilité de l’émergence de l’interrogation
critique de son sens.
Aussi, c’est parce
qu’il me semble présenter cette vertu salutaire, et que
l’enjeu qui sous-tend sa problématique est en relation directe
avec le sens de l’identité humaine, que je voudrais conseiller la
lecture du bref opuscule d’Élisabeth Badinter intitulé Fausse
route.
Dans ce livre, probablement adressé aux femmes encore plus qu’aux hommes, Badinter interroge de manière critique l’évolution de la conception et de la pratique du féminisme dans la société actuelle. Quel a été le sens de la révolution féministe, libertaire et libératrice, telle qu’elle fût initiée par les pionnières du genre, et quel est celui, en règle générale, du mouvement d’émancipation de la femme dans l’optique d’une justice sociale qui tiendrait et rendrait compte de son statut d’être humain à part entière ? À partir de là, certains faits troublants et ambigus survenus depuis les années 1980-90 ne sont-ils pas significatifs d’une évolution paradoxalement régressive, voire rétrograde, de ce qui devait pourtant être une révolution ? Le mouvement féministe ne s’est-il pas quelque peu perdu en route, en s’éloignant progressivement de ce qui faisait son sens et sa cohérence, pour finalement aller main dans la main avec un ordre prétendument moral ou naturel qu’elle devait initialement remettre en cause pour le révolutionner, voire pour le renverser, culturellement ? C’est en tout cas la thèse qu’Élisabeth Badinter se propose d’illustrer, en l’étayant avec de nombreux exemples symptomatiques, significatifs au moins d’une certaine confusion et de la nécessité du débat qu’ils suscitent.
Il faut ainsi saisir
l’enjeu profond de ce débat pour comprendre la raison pour
laquelle j’ai tenu à conseiller la lecture de Fausse route dans le cadre d’un
encouragement à l’éveil et au développement
d’un rapport de tout un chacun au sens de son existence et à
l’essence de sa vérité. L’homme et la femme sont les
deux genres d’une même espèce, dont la constitution, la
pérennité et l’évolution sont strictement relatives
à leurs rapports : en d’autres termes, ils constituent les
deux dimensions d’une complémentarité complexe qui
définit approximativement, avec plus ou moins de jeu, l’assise et
l’identité de l’humanité. La question des rapports
entre les hommes et les femmes telle que le débat sur le
féminisme la soulève renvoie donc nécessairement à
celle, fondamentale, de la cohérence de l’identité humaine
globale. En effet, c’est à l’horizon d’une dialectique
globale de l’identité humaine, basée sur
l’intégration et l’interpénétration (soit
l’appartenance commune à une même dialectique…) de
l’homme et de la femme, que ceux-ci existent en tant que tels, en tant
qu’eux-mêmes, l’un par rapport à l’autre, dans
un rapport d’altérité au sein d’une même
identité complexe. Dans ces conditions, pour les hommes comme pour les
femmes, la plénitude du rapport à soi passe nécessairement
par le rapport à l’autre, et le rapport à l’autre
relève déjà intrinsèquement du rapport à
soi.
Ainsi, ce sont la
cohérence et le sens de l’identité humaine de chaque homme
et de chaque femme qui sont les enjeux véritables du combat
féministe, et plus généralement de la question des
rapports entre les hommes et les femmes. En effet, sortie de la logique qui
sous-tend cette identité, la cohérence de l’espèce
se perd à mesure que les genres prennent le pas sur ce dont ils sont
censés n’être que les genres, et l’humanité ne
peut alors prendre la voie que du séparatisme, de la belligérance
et de la facticité… pour aboutir finalement à
l’avilissement ou à la disparition. Il appartient donc à
chacun et à chacune d’œuvrer pour comprendre la logique
complexe de l’identité humaine, et pour se situer
théoriquement et pratiquement par rapport à son principe
essentiel. À ce titre, si le livre d’Élisabeth Badinter
n’offre pas d’élucidation philosophique ou de
réflexion proprement essentielle, il propose néanmoins des
éléments qui devraient aider l’opinion publique à se
situer dans une actualité du problème qui semble la
dépasser et lui échapper. Il dresse un état des lieux
salutaire qui devrait aider à recentrer le problème, et ainsi
à endiguer une dérive d’autant plus dangereuse
qu’elle est insidieuse.
Note : quelques
analyses critiques particulièrement incisives sur les questions de la
prostitution et du harcèlement sexuel, ainsi que de la gestion pratique
de la maternité, qui est placée au centre du véritable combat
féministe…
Memento Mori, de LENA
GOARNISSON :
À une époque
où l’embrigadement des esprits entraîne presque
mécaniquement l’assujettissement massif au culte d’une norme
pré-établie, toute entreprise atypique qui explore
résolument un point de vue singulier mérite d’être
signalée, surtout lorsqu’elle est mise en œuvre avec une
sincérité et une sobriété qui contrastent avec le
mercantilisme exhibitionniste et putassier qui tend à dominer
l’ordre économique et social. Une telle entreprise est alors
d’autant plus appréciable qu’elle se développe dans
la direction opposée à la surenchère ambiante, en
travaillant dans le sens de l’approfondissement et de la concentration
plutôt que dans celui du divertissement et de la fuite en avant.
Aussi, c’est parce
qu’elle me semble présenter une telle qualité, et parce que
son objet est la recherche d’un sens commun à partir de
l’épreuve de l’absurdité, de
l’indifférence et de la dispersion, par opposition à la
dérive générale effectuée depuis des lieux communs
artificiels et infondés vers la dissolution dans la contingence, que
j’ai tenu à attirer l’attention sur la démarche
artistique de Lena Goarnisson, telle qu’elle l’expose dans un
ouvrage intitulé Memento Mori. Si la portée philosophique des
discours qui sont produits dans ce livre n’est pas véritablement
renversante, et si, comme c’est souvent le cas pour les entreprises
d’art contemporain, la nature proprement artistique du projet peut
être sujette à débat, c’est surtout
l’originalité et la cohérence de la démarche que
l’on retiendra ici, ainsi que les constantes tensions entre la
différence et l’indifférence, la singularité et la
communauté, le sens et l’émiettement, qui sous-tendent une
telle exploration. En effet, l’objet du travail de Lena Goarnisson est
bien la quête d’un rapport à un sens commun à travers
le rassemblement de ces miettes que sont les morts dispersées, survenues
à chaque fois de manière singulière pour un
résultat finalement indifférent. En symbolisant cette tension entre
la singularité et l’indifférence par des morceaux de plomb
marquant à chaque fois la trace d’une mort, et donc d’une
vie, particulières, puis en rassemblant ces pièces dans le cadre
d’une sorte de catalogue clinique joignant à chaque plomb un
article des faits divers correspondant au décès spécifique
dont le plomb est la trace, l’artiste veut renouer avec
l’expérience paradoxale d’un être ensemble de toutes
les singularités séparées.
Articuler l’expression
d’un devenir commun de tous les pas-grand-chose singuliers qui ne
reviennent à rien, d’un destin commun aux particularités
divergentes et dispersées. Et à travers l’expression de
cette communauté, recueillir, refléter et peut-être
consolider l’assise de la vérité profonde, souterraine,
d’un être ensemble mis à mal par les
péripéties de la contingence et de
l’incommunicabilité. Dire l’universalité de
l’essence du destin commun dont le principe se retrouve dans toutes les
petites morts qui, à l’échelle individuelle, ne sauraient
pourtant même pas constituer proprement un destin personnel, tant elles
apparaissent contingentes et sans raison profonde, solitaires, et sans rapport
les unes avec les autres ou avec quoi que ce soit de l’ordre de
l’essentiel. Voilà en quelque sorte l’horizon de la
démarche de Lena Goarnisson, ou en tout cas mon interprétation
personnelle de son essence.
Citation :
« Je
détache l’étiquette d’un vêtement que je viens
d’acheter et je la colle au mur. C’est écrit : JE SUIS
RÉVERSIBLE. »
Seconde citation à
méditer :
« Beaucoup disent
que l’art ça n’est pas comme ça. Mais le plus
difficile reste de prendre le temps. De comprendre comment l’art
n’est, souvent, qu’une fabrique immunitaire, voire narcissique.
Quelque chose de peu partageable, à usage privé. Qui peut
paradoxalement pour un moment devenir la règle, ou la mode. Que cette
logique est difficile à contourner. »
Mise à jour mensuelle
de la rubrique… La dernière avant le mois de septembre, car je
souhaite prendre une pause le temps de l’été (cette saison
n’étant de toutes les façons pas très propice
à l’enthousiasme pour un homme de ténèbres comme
moi…).
LIENS :
Lien
vers le site de Ryan
Wildstar.
RYAN WILDSTAR, anciennement
connu sous le nom de Ryan Gaumer, est un artiste contemporain qui s’est
illustré il y a déjà plusieurs années de cela en
participant à l’écriture des textes de The
Whorse’s Mouth (magnifique album solo de son ami Rozz Williams, pour lequel
j’ai déjà pu dire mon admiration) et de l’unique
disque du collectif EXP.
Après
s’être fait très discret pendant quelques temps, ce
poète refait surface aujourd’hui avec l’intention de mener
à bien différents projets, dont la présentation
d’objets insolites qu’il a lui-même créés en
réalisant des assemblages hétéroclites à partir du
détournement d’éléments divers.
Certaines de ses
dernières œuvres sont d’ailleurs actuellement visibles dans
le cadre d’une exposition qui a lieu à L’Autre Café,
à Paris (cette exposition est censée avoir débuté
mercredi dernier pour durer jusqu’au 17 juin).
Enfin, je me dois de
signaler que durant les trois prochains mois, ce site ne sera mis à jour
que de façon sporadique, avant de retrouver son rythme habituel vers le
mois de septembre.
D’ici-là, je
continuerai néanmoins à répondre à tous les
messages qui me seront envoyés, comme j’ai l’habitude de le
faire.
À CE SUJET, TOUTES LES
PERSONNES SUSCEPTIBLES D’ÊTRE INTÉRESSÉES PAR LA
COMMANDE DU RECUEIL DE POÉSIE ACTUELLEMENT PRÉSENTÉ SUR CE
SITE (SEULEMENT RIEN) SONT PRIÉES DE ME LE FAIRE SAVOIR EN
M’ÉCRIVANT. JE POURRAI ALORS DÉTERMINER S’IL EST
UTILE OU NON DE M’ENGAGER DANS UN PROCESSUS DE PUBLICATION…
Le texte de la conférence De Nagarjuna à Schopenhauer : la mort comme une illusion ou comme une révélation ? est désormais disponible sous la rubrique PHILOSOPHIE.
On peut également y accéder directement en cliquant ici.
Mise
à jour mensuelle de la rubrique…
PROSES DIVERSES : présentation du
livre Avril/Mai 2002.
Il s’agit d’un
opuscule hétéroclite essentiellement constitué à
partir d’un manifeste politique que j’écrivis et que je fis
circuler en réaction aux résultats du premier tour de l’élection
présidentielle de l’année 2002, qui avait vu une victoire
relative du Front National emmené par Jean-Marie Le Pen, puisque
celui-ci avait alors accédé pour la première fois au
second tour d’une élection d’ordre national.
Ainsi, ce petit livre a
vocation non seulement à expliciter le témoignage singulier de ce
que furent pour moi les deux semaines qui suivirent le 21 avril 2002, mais
aussi, dans une certaine mesure, à restituer un peu du climat
général qui fut celui de la société
française à cette période précise.
Deux extraits de Avril/Mai 2002 sont désormais disponibles sur ce site, sous la rubrique PROSES DIVERSES : il s’agit du manifeste « Chaque citoyen, chaque individu, se doit… », qui constitue la base de ce projet, et d’un article plus long dans lequel j’avais alors profité de l’explicitation des nuances de ma position personnelle pour développer une analyse plus profonde et plus détaillée de l’état civique de la société française.
À part cela, le texte de la conférence du 3 avril (cf mises à jour précédentes pour plus de détails) sera disponible sur ce site aux alentours de la mi-mai…
La conférence du
jeudi 3 avril a bien eu lieu et s’est très bien passée,
malgré les grèves qui ont sévi ce jour-là,
empêchant l’utilisation de la ligne B du RER, qui permet
normalement d’accéder à l’École Normale
Supérieure. Ce fut un succès d’autant plus
appréciable que, compte tenu de l’ampleur du mouvement social
à l’origine des grèves (mouvement dont on m’a dit
qu’il touchait même les structures internes de
l’école), nous nous attendions à ce que personne ne vienne.
L’assistance fut
finalement tout à fait convenable, et je tiens à remercier tous
les gens qui ont fait l’effort de se déplacer pour assister
à mon exposé. À ce sujet, je voudrais saluer tout
particulièrement les dix personnes qui sont restées une heure et
quart de plus que prévu, soit jusqu’à 21H15, pour intervenir
et poser des questions, garantissant ainsi le caractère interactif de la
seconde partie de la conférence. Je me félicite de cet
état de fait, et je les en félicite également…
LIENS :
Dans le cadre d’un
échange de liens, je voudrais attirer l’attention sur le site
philosophique « TUYAU(2)
– Philosophie et non-philosophie » de Didier Moulinier, qui
est en partie consacré à l’analyse de la pensée de
François Laruelle, et qui se propose, entre autres choses, de
définir la philosophie depuis la pensée non-philosophique…
Enfin, je rappelle que la
prochaine mise à jour du site aura lieu le 21 avril et qu’elle
sera tout à fait consistante, puisque je présenterai mon opuscule
Avril/Mai 2002, dont je proposerai de très larges extraits…
Hommage à ROZZ
WILLIAMS, suicidé à l’âge de 34 ans le 1er
avril 1998, après avoir mené une vie entièrement
consacrée au développement de son art à travers les
expérimentations poétiques et musicales les plus diverses et les
plus extrêmes.
Cela fait maintenant 5 ans
qu’il est mort, mais sa discographie foisonnante demeure pour rappeler
quel grand artiste il était, malgré
l’incompréhension et le manque de reconnaissance dont il a
probablement souffert…
Mise à jour mensuelle
de cette rubrique. Ce mois-ci, j’y parle, entre autres choses, du livre
d’Éric Hazan qui s’intitule L’invention de Paris…
LIENS :
Ajout de liens vers les sites du groupe Heldon, des revues Cancer et Dialectique, ainsi que des Caves St-Sabin.
Le 21 avril prochain verra une mise à jour consistante du site, puisque je présenterai, sous la rubrique PROSES DIVERSES, le bref opuscule qui s’intitule Avril/Mai 2002. Ce petit livre hétéroclite, ordonné autour d’un manifeste politique que j’avais fait circuler à la suite des résultats du premier tour de l’élection présidentielle de 2002, veut être compris comme le témoignage singulier de ce que furent pour moi les deux semaines qui suivirent le 21 avril 2002…
RECTIFICATIF : la
conférence qui devait se tenir le 27 mars aura lieu le 3 avril. Le
calendrier du séminaire « La mort du philosophe »
est en effet décalé d’une semaine, suite à l’occupation
aujourd’hui des locaux de l’École Normale
Supérieure…
Le JEUDI 3 AVRIL prochain,
entre 18H et 20H, je donnerai une conférence à
l’École Normale Supérieure (45 rue d’Ulm, à
Paris… salle La Boursinière) dans le cadre intime d’un
séminaire dont le thème annuel est « La mort du
philosophe ».
Ma conférence
s’intitulera « De Nagarjuna à Schopenhauer : la
mort comme une illusion ou comme une
révélation ? ».
Toute personne souhaitant assister à ce petit événement est priée de me contacter, en utilisant l’une des deux adresses e-mail prévues à cet effet sous la rubrique CONTACT, afin que je puisse lui fournir de plus amples informations.
Mise à jour mensuelle de cette rubrique. Ce mois-ci, j’y parle, entre autres choses, du groupe Heldon…
LIENS : ajout d’un lien vers le site du séminaire La mort du philosophe.
Diverses mises à jour sont également prévues dans un futur très proche, notamment durant les mois d’avril et de mai, qui verront la mise en place d’ajouts significatifs…
Journée
mondiale de manifestation pour la paix et contre la guerre en Irak.
Que
chacun fasse son choix en son âme et conscience…
Les temps qui sont les
nôtres sont ceux d’une grande tension et d’une confusion
immense.
C’est avant tout du fait de sentiments profonds de peur et d’insécurité (peur non seulement de l’autre mais aussi de soi-même) que l’on assiste à l’heure actuelle à la radicalisation des divers points de vue partiels et communautaires, ainsi qu’à la cristallisation des haines et à la généralisation progressive des comportements guerriers, qui se nourrissent les uns les autres, comme le rejet appelle la réciprocité, comme la haine appelle la haine, tandis que la peur favorise la pérennité du caractère vicieux de ce cercle.
Dans de pareilles circonstances,
il convient donc de se montrer extrêmement vigilant, et de se garder
d’attiser inutilement les flammes en jetant de l’huile sur le feu
quand cela n’est pas nécessaire. Il convient de se garder de faire
le jeu de la confusion et de l’incompréhension – jeu dont
les principaux bénéficiaires sont, et seront toujours, les
intégristes, les fascistes et les terroristes de tous bords, les
manipulateurs d’opinions, et les mouvements sectaires. Ce n’est pas
en se renvoyant la balle indéfiniment, et en pointant toujours
l’autre du doigt, que l’on arrivera à instaurer le climat de
lucidité nécessaire à une communication plus saine et
à une appréhension plus juste des problèmes…
Ici et ailleurs, partout en
fait, au Moyen-Orient comme en Occident, dans un monde, et à
l’occasion de conflits, où chacun a probablement ses raisons que
l’autre ne saurait nier, mais où chacun a tout aussi probablement
ses torts qu’il ne saurait décider de manière
unilatérale d’oblitérer, il serait temps que l’on
apprenne à se garder de la stigmatisation systématique des
autres, et de ses adversaires en particulier. Il serait temps que
l’humanité devienne adulte, c’est-à-dire
qu’elle s’assume dans sa globalité sans angélisme ni
cynisme, de façon immanente et cohérente, au lieu de se livrer
vainement à des gesticulations stériles vouées
d’elles-mêmes à un échec logique et naturel.
En l’absence de dieu clairement identifié, la voie de la cohérence ne peut résider que dans le fait de respecter l’autre comme on se respecte soi-même, car à l’horizon d’une logique de la citoyenneté, ces deux formes de respect sont nécessairement indissociables, parce que rigoureusement et absolument identiques.
Mise à jour mensuelle
de cette rubrique. J’y parle notamment de l’adaptation
cinématographique des Misérables de Victor Hugo
réalisée par Robert Hossein en 1982…
Il semblerait qu’un incident technique indépendant de ma volonté (probablement une erreur de stockage des informations rentrées dans les bases de données du serveur…) se soit produit, provoquant ainsi la disparition accidentelle de la page « Enthousiasmes du moment », alors que j’étais dans l’impossibilité de réagir immédiatement parce que je me trouvais à l’étranger.
Cela dit, le problème
appartient désormais au passé, et la page en question devrait
être accessible à présent comme à
l’accoutumée.
J’en profite pour
spécifier que le lien permettant l’accès à la page
« Enthousiasmes du moment » se trouve sous la rubrique
« Hommages »…
Mise à jour mensuelle de cette rubrique. J’y attire
notamment l’attention sur un ouvrage intitulé Carnets Noirs, à paraître en
février 2003, qui traite de l’évolution de la musique et de
la culture gothiques, « new wave » et industrielles.
LIENS :
J’ai rajouté sous cette rubrique l’adresse du
site consacré au livre évoqué ci-dessus.
Juste un modeste message pour souhaiter un joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d’année à ceux qui se sentent concernés par ces événements…
Une
nouvelle mise à jour de la rubrique QUESTIONS/RÉPONSES :
J’y explique mon
approche générale de la musique et la démarche
particulière qui sous-tend mon projet DUST OF MY DUST.
Deux
rubriques ont été mises à jour.
Cette rubrique est
désormais ouverte. J’y ai en effet posté une question qui
m’a été posée de manière récurrente,
ainsi que la réponse que j’ai souhaité fournir.
J’ai mis à jour
cette partie du site, comme je le ferai presque toujours sur une base
mensuelle.
Lancement officiel du site.