NOUVELLES ET MISES À JOUR
Deux nouveaux poèmes
en ligne : Prose et À fleur de déjection, respectivement sur la page consacrée aux extraits de Seulement
rien et sur celle dédiée aux
extraits de La vie en flammes.
Deux poèmes très différents, presque opposés tant sur la forme que sur le fond. Par certains aspects, l’un semble presque invalider l’autre, et pourtant, à mon sens, aucun des deux n’y parvient vraiment. Le ton de Prose tend à infirmer la solennité ténébreuse, gothique, de À fleur de déjection, mais il ne peut nier la réalité tout en perspective de ce que ce poème exprime ; et d’un autre côté, le lyrisme de À fleur de déjection ne peut étouffer la réalité de la vacuité ordinaire à laquelle Prose le rappelle.
Deux poèmes qui se
prennent donc à contre-pied en tournant autour du vide.
Un grand écart poétique indispensable si l’on veut vraiment sonder la réalité complexe de l’existence et du néant qui la traverse pour en restituer l’articulation paradoxale.
« S’il n’y avait que l’obscurité, tout serait clair » (Arnold Geulincx)
Or, justement, rien n’est clair. Ni la vacuité et la trivialité qui traversent Prose ni les ténèbres qui enveloppent À fleur de déjection ne peuvent se dissiper les unes sous l’effet des autres, les unes du fait de la réalité des autres.
Pour le poète, il faut donc faire avec ces deux dimensions, et s’employer à les articuler au sein d’une même entreprise poétique en respectant leur opposition relative, c’est-à-dire en respectant le fait que leur expression ne peut naturellement pas s’accorder et rimer. Il n’y a pas d’autre choix que de respecter cette schizophrénie spirituelle.
A l’occasion du retour
de Guns N’ Roses le 20 juin au Palais Omnisports de Paris-Bercy, je me
suis arrangé pour qu’une petite soirée soit
organisée. Cela me permettra au passage de jouer au dj pour la
première fois depuis bien longtemps. Les amateurs de rock dur classique
ou moderne devraient y trouver leur compte…
La soirée aura lieu
le vendredi 23 juin, à partir de 23H, au Klub (14 rue Saint-Denis.
Métro Châtelet/Les Halles). PAF : 10 Euros.
Encore à la Galerie Kennory Kim (voir ci-dessous pour l’adresse) : une exposition, à partir d’aujourd’hui jusqu’au 10 juin, de tableaux réalisés par Axël Kriloff. Il s’agit de paysages, généralement urbains voire industriels pour ce que j’ai pu en voir, peints avec de la rouille sur des morceaux de bois.
Le vernissage aura lieu le
jeudi 18, à partir de 19H…
Le site d’Axël
Kriloff : http://axel.kriloff.free.fr/
Une date : du 9 au 13 mai
Un
lieu : Galerie Kennory Kim
22 rue des Vertus, dans le 4ème
arrondissement de Paris
Métro Arts-et-Métiers
Un
site : http://www.les-desesperes.com/
Un
autre site : http://invidation.blogspot.com/
Personnellement,
j’y serai.
« Self-medicating
ghost of times past forgotten
There
is no dark pride in loneliness
Escape
those thick heads,
Denounce
those addictions and memories fade
What’s
your pleasure, pistol or syringe ?
Then
take aim and fire… Watch those memories
Or
drop dead »
(ROZZ
WILLIAMS – RIP)
« So
much blood I’m starting to drown
Runs
from cold to colder
Time
to time the sky’s coming down
To
help me lose my way
Tears and lies for answers
You and open veins, God
knows I’m gone »
(LAYNE STALEY – RIP)
Rozz Williams et Layne
Staley, deux âmes parmi celles qu’une législation à
la dérive pourrait s’arroger le droit d’oblitérer ou
de tuer dans l’œuf…
http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/
Cela ne suffit-il plus de
nous électrocuter à l’âge adulte ? Faut-il
maintenant qu’on nous ampute de nous-mêmes dès la
naissance ?
Je signale la parution du
deuxième tome des Carnets Noirs, qui est déjà
disponible à la commande ainsi qu’en rayon, dans de nombreux
magasins.
J’avais déjà parlé, il y a un peu plus de trois ans, de la parution du premier volet de cet ouvrage journaliste qui ambitionnait d’être « la première tentative en langue française d’analyse et d’historique des musiques gothiques, new-wave et industrielles ». Ce premier volet, très général, était ainsi consacré à la présentation d’une vue d’ensemble de la scène musicale internationale concernant les mouvements sus-cités. Le deuxième tome qui vient de paraître s’inscrit donc dans la même démarche, mais il traite de manière beaucoup plus spécifique de l’évolution de la scène française. Aussi, si le premier tome possède des équivalents dans d’autres langues (plusieurs ouvrages généraux du même genre existent au moins en anglais, et certainement dans d’autres langues), ce deuxième volet est en fait beaucoup plus original et pointu, puisqu’il traite d’artistes locaux souvent méconnus voire quasiment oubliés, et qu’il propose pour ce faire quantité d’informations et d’illustrations qui ne sont disponibles nulle part ailleurs.
Bien sûr, n’étant pas assez calé en la matière, il m’est impossible d’attester la véracité de toutes les informations contenues dans les Carnets Noirs, et il est très probable que quelques inexactitudes ou omissions puissent être comptées parmi leurs pages, comme c’est toujours le cas lorsque des anthologies journalistiques sont produites. Cela dit, pour avoir assisté de loin à la préparation de cet ouvrage (même si je n’y ai pas du tout participé), je peux au moins affirmer avec certitude que le travail d’enquête qui a été fourni par les divers collaborateurs des Carnets Noirs a été intense et passionné, tant il n’a pas été aisé de dénicher les contacts et les archives nécessaires pour recouper les informations et dresser un historique à peu près fiable.
Pour finir, dans un autre genre, n’en déplaise aux détracteurs et à ceux qui ne comprennent pas, je veux également signaler que la nouvelle formation de GUNS N’ ROSES sera en concert au Palais Omnisport de Bercy, à Paris, le 20 juin prochain. Les tickets sont déjà disponibles à la vente. Personnellement, j’y serai à coup sûr.
Ophélie Jaësan se produira au Théâtre de La Poulie, à Avignon, les 23, 24 et 25 février. Elle donnera trois représentations d’une pièce qu’elle a écrite et mise en scène, la direction artistique étant assurée par Johann Fournier, qui a également réalisé les vidéos qui accompagnent le spectacle.
Je n’ai pas vu la
pièce, et je ne peux donc pas en parler. Mais j’invite fortement
les visiteurs de ce site à s’intéresser de près aux
travaux d’Ophélie Jaësan, dont je considère, pour les
raisons que je développe longuement ici, que la démarche
artistique est souvent complémentaire de la mienne (et vice-versa).
Au passage, je signale
à tous les amateurs de rock que, sauf annulation de dernière
minute, les Sisters Of Mercy devraient se produire pour
la première fois à Paris, le 14 avril, au Zénith.
Nuit
du 24 au 25 décembre : c’est Noël. Il paraît que Dieu est Amour.
La main, je la sais, mais la
main, je le sais, comme la potence tendue, ne se retient pas : c’est
un sexe las qui vomit en mourant. Il y a effondrement, et c’est un
cadavre qui pend. Comme le souvenir au bout du compte, comme ton nom au petit
matin, non, la main ne se retient pas. Elle n’a plus qu’à
rendre la chose en priant, la chose vidée qui n’a plus même
ses larmes pour aimer. C’est comme ça et il faut assumer. Alors
oui, c’est vrai, tu as raison : pendant que les oiseaux
roucouleraient, je balaierais sûrement tout ce que tu créerais,
toi romantique même dans ton verbe le plus cynique. Je casserais tout et
ce ne serait même pas drôle. Même pas ridicule, finalement.
Je casserais tout et je partirais, les traits tirés comme des balles
dans ta tête. Ainsi comme la main, ainsi comme le sexe, ainsi comme le
nom, ainsi comme la corde, la leçon ne se retiendrait pas et
l’histoire ramperait vers le commencement. Et si tout était
à refaire, je le referais quand même, en miettes et en sang,
malgré tout et malgré tous, et toi, tu réécrirais
toujours que si tout était à refaire, tu maudirais mon ombre et
tu éreinterais ma voix.
DÉSAFFECT
à partir, toujours
il faut être
prêt, le rêve hypothéqué
changement d’horizon,
de destination
en temps et en lieu, se
remettre en jeu
à partir, toujours
puisque ne reste rien, la
demeure
revient au marché
– changement de cœur
changement
d’usage : je deviens ton dealer
je meuble le vide et
rachète tes pleurs
valeur immobilière
déviée mise en route
changement de cap : je
réinvestis
ton corps, local commercial
ravalement facial,
voté et payé
en liquide, je fais couler
nos larmes, notre fonds de
commerce
foyer
détourné, toujours à partir
il faut être
prêt, il faut devenir
il ne reste rien
Si c’était
à refaire, je le referais quand même, en miettes et en sang,
malgré tout et malgré tous. Récurrent, je recommencerais
à zéro, j’en resterais au vide et je reviendrais au
néant, encore une fois, encore et toujours. Je redoublerais
d’effort et je foulerais ma mort des pieds, puisque de rien n’est.
Aucune mise à jour
depuis des mois. Aucune évolution sur ce site. Ce n’est pourtant
pas faute de matériel : il y en a des tonnes que je pourrais
utiliser. Non, la réalité est très simple… Pour
commencer, au mois de juin, j’ai été privé de la
possibilité de me connecter à Internet grâce à
l’incompétence notoire des services de mon fournisseur
d’accès, et cette gêne a duré plusieurs semaines.
Ensuite, j’ai dû régler quelques problèmes techniques
de compatibilité consécutifs à l’évolution
des systèmes utilisés par la compagnie qui héberge ce
site. J’en profite d’ailleurs pour m’excuser auprès
des personnes qui n’ont reçu, en guise de réponses aux
mails qu’elles m’avaient adressés, que des messages vides de
tout contenu : j’avais bien sûr rédigé des
réponses complètes, comme à l’accoutumée,
mais les problèmes techniques ont fait que le contenu de mes lettres
s’est trouvé systématiquement effacé. Enfin,
j’ai été très pris par la gestion d’affaires
personnelles qui m’ont demandé un investissement
considérable en temps et en efforts, d’autant que ces affaires ont
nécessité l’acquisition et la maîtrise rigoureuse de
nouvelles compétences…
Pour le moment, je ne sais
pas exactement quel sera le rythme des prochaines mises à jour de
dustofmydust.com. Je vais probablement prendre un peu de temps pour y
réfléchir, et pour donner à ce site un nouvel élan.
En attendant, je voudrais
encourager les gens à découvrir d’autres artistes, par le
biais de leurs sites personnels. Ainsi, voici quelques liens qui pourront
assurément intéresser les chercheurs de perles rares…
http://ahosera.ether-elegia.com/
Le site
d’Ophélie Jaesan : un de mes sites
préférés. J’y reviendrai peut-être plus tard,
avec un commentaire détaillé…
Le site du photographe
Johann Fournier.
http://soul-assassins.blogspot.com/
Écritures et
illustrations croisées. Beaucoup de trouvailles. Une grande
liberté formelle et une réelle richesse stylistique.
Le site d’un jeune
groupe de post-rock très influencé par Godspeed You Black Emperor
et Sigur Ros.
Pour ceux qui aiment la pop
et le rock. N’hésitez pas à aller aux concerts des
Parisians et à saluer Stevan de ma part !
Mise à jour de la
rubrique des enthousiasmes du moment : il y est notamment
question de René Daumal…
Sur le plan musical,
n’hésitez pas à vous procurer With Teeth, le dernier album
de Nine Inch Nails (même si ce n’est clairement pas
le meilleur album du groupe…), et surtout Frances The Mute, le dernier Mars Volta, qui est magnifique.
Benoît XVI : Joseph Ratzinger
« My
gift of self is raped
My
privacy is raked
And
yet I find
And
yet I find
Repeating
in my head
If
I can’t be on my own
I’d
feel better dead »
LAYNE
STALEY – R.I.P
Et la vie suit son cours, enjambant
nos derniers espoirs révulsés, nos plus vieux rêves
sanglotés…
Un grand merci aux membres
du groupe Einstürzende Neubauten pour le concert magnifique qu’ils
ont donné le 8 avril à la Cigale (Paris).
Conseil de lecture :
Noirs dans les camps
nazis, de
Serge Bilé.
« By
the time you hear this message, I’ll be gone
Forced to this conclusion by
the hands of time and a voice that whispers : « No other
choice »
Sound of distant gunfire on
the blue horizon
RISING SLOW DRIP SEX DRIVE
PULSING CHAOS THROUGH DISCORDANT VEINS
Yes, I have passed away,
passed on, passed falsely through those pearly gates
I was somehow taken by hand,
unawares, and led to this fork in the road
Now I have arrived at a conjoncture
of parallel madness, a narrow pathway divided by millions of fragmented lives
lived as one
So you do not believe in
love, yet it is love that has destroyed me
I lay my body down, spent
shell, as proof
Place my coffin next to
yours as if to say – « this is what I’ve always longed
for »
It’s been many years
in calling, and by calling out the names, who did I wish to hear from ?
Those who have strocked
me ? Fucked me ? Disregard me – John or is it Judas ?
Stuck like a knife in flesh
resilient and now they do not distract me
And one more thing before I
go – I go without regret
Forget tomorrow’s
awakening, today has found it’s end »
ROZZ WILLIAMS, in The
Whorse’s mouth
Sept
ans que Rozz Williams est mort.
Le
temps passe et les visages défilent.
Des
rêves se sont enlisés, des rêves se sont cassés, des
rêves ont flambé.
Mais, patiemment quoique
toujours dans l’urgence, je collecte chaque miette, chaque débris,
pour que depuis mes cendres je réinvente ma vie, entre le vide et les
flammes, entre l’horreur et l’ennui. Il s’agit pour moi,
comme pour tout un chacun, de cheminer entre l'ordre et le chaos afin
d’établir progressivement le juste déséquilibre nécessaire à
ma survie tel qu'en moi-même là où tout « soi-même »
n'a a priori aucune assise.
Et pour ce faire, pour
tracer ma voie et pour poser ma voix, révolutionner l’ontologie,
ou tout du moins la conception ontologique qui orientait spontanément et
culturellement ma pensée et mes pas contre mon intuition profonde et
sans qu’on m’ait laissé le choix, parce que
c’était nécessaire et que cela le reste, pour moi comme
pour tous ceux qui demeurent étranglés dans l’ombre de la
métaphysique. Briser le dogme de l’Être et s’en
affranchir enfin, afin de s’installer proprement dans
l’abîme, dans le vide, au sein même de ma mort, plutôt
que de chercher fallacieusement une énième voie de détour
pour esquiver vainement l’échéance inéluctable.
Soit. Soit le néant
d’être moi-même, ici et maintenant. Rien de rien et rien du
tout. Soient mes pas dans le vide, mes mouvements dans l’onde.
Soit. Ondes, certaines un
temps miennes, et mon regard plongé dans le vide.
« (Women)
And the women come and go
(Talk)
Talking about me like they
know
(Men)
Bought and sold
And the world keeps turning
People cold
And people
burning » (Andrew Eldritch)
PS : Et si tout ce
laïus n’était qu’un poisson d’avril ?
2004,
dans l’ombre fallacieuse de Dieu.
L’humanité
noyée dans les verres d’eau bénite qu’elle se verse,
comme on se sert des mensonges, et dans le déferlement des vagues qui se
déversent, indifférentes, sans objet ni onction.
Physique et métaphysique, 2004, noyée, emportée.
« Lost in the
garden of Eden
Said we're lost in the
garden of Eden
And there's no one's gonna
believe this
But we're lost in the garden
of Eden
Most organized religions
make
A mockery of humanity
Our governments are
dangerous
And out of control
The garden of Eden is just
another graveyard
Said if they had someone to buy
it
Said I'm sure they'd sell my
soul »
(W. A. Rose)
À ce sujet, un film
à voir : Terre promise, d’Amos Gitaï.
Ou comment, par
les affres de la prostitution, le sexe ronge, de la manière la plus
ignoble, le cœur hypocrite de la capitale du royaume de Dieu. Comme si le
vice, qui ne connaît pas de frontière, constituait finalement la
seule dimension autour de laquelle tout le monde, y compris les factions
opposées dans le cadre de conflits politiques et religieux majeurs,
pouvait se retrouver, en temps de paix comme en temps de guerre, main dans la
main pour pactiser avec le diable, l’âme damnée de Dieu.
Ainsi naissent,
pourrissent et s’oublient les dieux pendant que la prostitution suit son
cours, le temps d’un parcours de cendres…
Quelques liens :
TSIMTSOÛM : La revue Cancer n’est plus. Elle a subi une mutation métastatique dont Tsimtsoûm est le fruit.
PLEIX.NET : excellent site du collectif Pleix – je le recommande très chaudement…
ARISTOTE.NET1.FR : site philosophique de Régis Laurent (Doctorant en Philosophie, Université Blaise Pascal) consacré à un commentaire que l’auteur propose du Protreptique d’Aristote.
désirs
gravats charriés à la terre mêlés
la
boue les vagues, le sang liquide, le sang séché
les
littoraux se sont noyés et le soleil n’a pas bronché
c’est
la fin des vacances : je
regarde la télé
la
fin du monde, le temps d’un claquement de doigts
la
fin du rêve, juste comme ça
les
pensées effacées les cités annulées
il
reste quelques chiffres, histoire de calculer
7H30 :
je dois sortir le chien
Réaménagement
de la rubrique POÉSIE à l’occasion
de la présentation de mon deuxième recueil de poèmes, La
vie en flammes,
dont dix extraits sont désormais disponibles à la consultation.
Sur les traces de
l’échec programmé de la fuite en avant d’une
humanité en lice avec elle-même et en proie à sa
vacuité, le deuxième volet de la trilogie de la
déréliction explore, à la lumière paradoxale de la
mort, la face morbide du déploiement des cycles vitaux sous un soleil
aussi nourricier que mortifiant, lui-même sans assise ni raison
d’être. Corps célestes et terrestres s’y poursuivent
ainsi en vain au fil de leur dérive sans fin, suivant
l’articulation d’une dialectique implacable qui voit victimes et
bourreaux se succéder, se torturer et échanger inlassablement
leurs rôles, volontairement ou contre leur gré…
Post-scriptum (for what
it’s worth) : bonnes fêtes de fin d’année…
Mise à jour de la rubrique des QUESTIONS/RÉPONSES…
En plus d’une
légère reformulation de la première réponse que
j’avais apportée dans le cadre de cette rubrique, j’y
réponds à la question suivante :
« Indépendamment
de leur qualité, les quelques poèmes extraits de Seulement
rien dont
vous proposez la lecture sur ce site peuvent faire montre d’une certaine
passivité existentielle rappelant celle de la « belle
âme » décrite par Hegel, alors que votre
démarche philosophique semble au contraire résolument active,
dénotant une implication personnelle dans votre manière
d’interroger le sens de l’existence. Pouvez-vous expliquer, voire
lever, cette ambiguïté ? »
LIENS :
Ajout d’un lien vers le site
poétique de Claire C.
Très sobre et sans fioritures, ce site s’adresse avant tout à ceux qui aiment découvrir sur Internet des textes poétiques de qualité comme ils les liraient dans un livre, indépendamment de la considération de l’habillage esthétique et de la qualité technique de la réalisation des sites. On peut ainsi y découvrir, à travers bon nombre de poèmes, la sensibilité singulière de Claire C., ainsi que celle de ses quelques invités…
PS : c’est
finalement vers la mi-décembre que je présenterai La vie en
flammes,
mon deuxième recueil de poésie…
« Chaque fois unique, la fin du monde », a-t-il écrit à l’occasion d’un ultime salut adressé à certains de ses amis disparus, « la fin du monde comme fin de toute résurrection ».
C’est à
présent à lui, qui était probablement, il y a quelques
jours encore, le plus grand philosophe vivant, et qui demeure,
aujourd’hui mort, le plus grand penseur de la fin du vingtième
siècle, qu’il faut rendre hommage en le saluant respectueusement,
comme il a lui-même salué ses pairs et amis défunts.
Alors adieu.
Adieu, Jacques Derrida.
Mise à jour de la rubrique des enthousiasmes du moment à l’occasion du passage de Tommy Stinson à Paris, le 5 octobre prochain, en première partie du concert que Jesse Malin donnera à la Java. En effet, l’ancien bassiste des Replacements, qui officie actuellement au sein de Guns N’ Roses, a sorti cet été un excellent premier album solo, Village Gorilla Head, dont je ne peux que recommander l’acquisition…
LIENS : ajout d’un lien vers le site officiel de Tommy Stinson
Je signale également
la parution d’une nouvelle revue littéraire et philosophique,
nommée inculte, dont je suis tombé par hasard sur le premier
numéro, alors que je traînais dans une librairie. On peut trouver
dans ce premier numéro, entre autres choses, une interview du romancier
William Gibson, un dossier sur W. G. Sebald, et la reprise d’un article
que Maurice Blanchot avait écrit à propos de Pierre Klossowski.
Simple, claire et
accessible, inculte me semble être une revue de vulgarisation non vulgaire qui
pourra, si elle perdure, s’avérer utile à nombre de
personnes qui souhaitent acquérir certaines bases et
références intellectuelles pour mieux orienter leur
réflexion et leurs recherches personnelles…
Peu d’activité
sur le site ces derniers temps, mais, contrairement aux apparences, je ne
chôme vraiment pas.
En fait, durant cette
année, j’ai entrepris la réécriture complète
de mon essai philosophique Soit le néant d’être
moi-même,
et j’ai ainsi préféré m’atteler à un
travail de fond pour mettre à jour mes connaissances et mes concepts
(avec tout ce que cela suppose de méditation et de lectures, ainsi que
de remises en question et d’évolutions conceptuelles, stylistiques
et textuelles), plutôt que de me satisfaire de la tâche
déjà accomplie et de m’investir dans le travail de
présentation, voire de représentation, et de communication que la
maintenance de ce site suppose. En d’autres termes, j’ai
préféré prendre un peu de recul aussi bien par rapport à
la maintenance de ce site que par rapport à la vie sociale en
général afin de mieux mûrir ma réflexion
philosophique et mon entreprise artistique, c’est-à-dire afin de
consolider la matière première dans laquelle le site puise sa
raison d’être, au lieu de me disperser dans des activités
somme toute secondaires.
J’ai également
beaucoup avancé dans la rédaction de mon deuxième recueil
de poésie, et, si tout se passe bien, je devrais pouvoir le
présenter ici même au mois d’octobre, comme j’avais
initialement prévu de le faire. Beaucoup plus violent que Seulement
rien, ce
recueil apocalyptique, intitulé La vie en flammes, aborde des thèmes
tels que la guerre, la prédation, la mise à mort, la crucifixion,
le suicide, le sadomasochisme, la dialectique du bourreau et de la victime, les
figures du Père et de Dieu, l’inanité du verbe, la fuite en
avant de l’humanité délirante et, plus
généralement, la face morbide du déploiement des cycles
vitaux…
Des mises à jour
significatives sont donc à prévoir à partir du mois
d’octobre, puisque je proposerai la lecture de quelques poèmes
issus de La vie en flammes ainsi que de nouveaux extraits de mes travaux philosophiques
(notamment un texte concernant Samuel Beckett et Bram Van Velde). Par contre,
je n’actualiserai probablement plus la rubrique des enthousiasmes du
moment sur une base mensuelle, d’une part, parce que je me suis peu
à peu lassé du caractère automatique de la mise à
jour de cette partie du site, et d’autre part, parce qu’il
m’a semblé qu’elle avait tendance à vampiriser les
autres rubriques. Il s’agira donc plutôt pour moi de
développer des rubriques telles que celle consacrée aux
réponses aux questions générales qui me sont
posées, ou encore celle dédiée à la
présentation d’aphorismes et de citations marquantes…
PS : Je me dois de signaler,
ne serait-ce que par fidélité, la sortie de Contraband, le premier album de Velvet
Revolver. Ce groupe de rock pur et dur composé d’anciens membres
de Guns N’ Roses (Slash, Duff McKagan et Matt Sorum), de Scott Weiland
(ancien chanteur des Stone Temple Pilots) et de Dave Kushner (qui a notamment
joué avec Dave Navarro et qui a aussi officié dans Infectious
Grooves et dans Loaded) a en effet produit un premier album de très
bonne facture, même s’il n’a rien de
révolutionnaire…
Mise à jour de la
rubrique des enthousiasmes du moment.
Une pensée pour Rozz
Williams et pour Layne Staley, respectivement décédés le 1er
avril 1998 et en avril 2002…
J’aimerais
également recommander très fortement aux anglophones de visiter
l’excellent site philosophique de Dylan Trigg, The Poetics
of Decay. Inspiré par des auteurs comme Schopenhauer et Cioran,
Dylan Trigg base sa conception hérétique de l’existence sur
l’inversion de la Sainte Trinité, dont les figures classiques, qui
sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit, sont à ses yeux
remplacées respectivement par le Déclin, la Décomposition
et la Dissolution. C’est ainsi à partir du renversement des
valeurs chrétiennes que Dylan Trigg ambitionne de développer une
esthétique de la déchéance et de la
déréliction…
Mise à jour de la rubrique des QUESTIONS/RÉPONSES…
J’y
réponds à la question suivante :
« Pourriez-vous définir le concept de seuil d’évanouissement, et pourriez-vous parler de l’optique et des circonstances dans lesquelles vous avez composé le morceau du même nom ? »
Mise à jour de la
rubrique des enthousiasmes du moment : Marilyn Manson y
croise notamment Jean Genet et Antonin Artaud (mais la comparaison n’est
pas vraiment à son avantage…).
LIENS :
Ajout d’un lien vers
le site officiel de Einstürzende
Neubauten (je pensais avoir mis ce lien dès la création du
site, et il était grand temps que je remédie à mon
oubli…).
J’invite
également les personnes désireuses d’en apprendre plus sur
la spiritualité et sur ses formes diverses à visiter le site Onelittleangel.com, qui propose de
découvrir une quantité non négligeable de citations et de
données concernant toutes les religions et pratiques spirituelles…
Dernier point : le nouvel album de Einstürzende Neubauten vient de sortir. N’hésitez pas à vous le procurer…
Pour commencer l’année 2004, voici une liste récapitulative, par ordre alphabétique, des principaux liens que j’ai ajoutés sur ce site depuis son lancement, le 23 octobre 2002 :
CANCER !: revue
« transgénique » pluridisciplinaire, culturelle et
littéraire, à laquelle collaborent, entre autres, Marc-Edouard
Nabe, Maurice G. Dantec et Mehdi Belhadj Kacem…
En ce moment, les « cancéristes »
proposent sur leur site leurs tops 5 de l’année 2003…
CARNETS NOIRS : site qui
présente le livre Carnets Noirs – ouvrage consacré à
l’analyse et à l’historique des mouvements gothique,
new-wave et industriel…
Après le
succès du premier volume, qui proposait une vue d’ensemble de la
scène internationale des mouvements en question, un deuxième tome
des Carnets Noirs, qui sera cette fois exclusivement dédié à
l’évolution de la scène française, est en cours de
préparation. Il devrait ainsi sortir dans le courant de
l’année…
ENABIME.ORG : portail
électronique qui permet d’accéder aux sites de plusieurs
artistes, et notamment à celui de Nikola Aquileus (voir la mise à
jour précédente pour plus de détails…).
HELDON : site du groupe de Richard Pinhas…
L’album Only Chaos
Is Real y
est disponible à la commande, et certains titres peuvent toujours
être téléchargés gratuitement…
LA MORT DU PHILOSOPHE : site consacré au séminaire de philosophie créé et organisé par Christophe Litwin et Jean-Baptiste de Froment.
Outre ma propre intervention et les quelques conférences données par les organisateurs eux-mêmes, plusieurs séances de ce séminaire ont bénéficié de la compétence de professeurs reconnus, tels que Monique Dixsaut, Éric Zernik ou Bernard Sève. Je ne peux que recommander, notamment aux étudiants en philosophie mais aussi aux autres, la lecture des textes des conférences qui sont disponibles sur ce site…
TUYAU(3) : site de Didier Moulinier, qui se propose, en s’inspirant de la psychanalyse lacanienne et de la non-philosophie de François Laruelle, de définir la non-méthode de la pensée élémentaire.
Alors que la version précédente du site, TUYAU(2), s’inspirait directement de la pensée de François Laruelle et se proposait de définir la philosophie depuis la pensée non-philosophique, l’évolution vers sa forme actuelle marque une certaine séparation par rapport à la non-philosophie de Laruelle pour tenter de la déborder…
Note
à propos de la revue Cancer !:
Attaquée de part et
d’autre, à droite comme à gauche, la joyeuse bande
d’agitateurs culturels qui animent les pages de la revue Cancer !
agace beaucoup de monde et collectionne les critiques sans fondement,
d’absurdes rumeurs selon lesquelles leur journal serait
d’extrême droite allant même jusqu’à circuler,
quand il est pourtant bien difficile de trouver, parmi les colonnes du
magazine, les traces du feu qui pourrait être à l’origine
d’une telle fumée. C’est probablement juste qu’en
France, il est très difficile de se passionner pour la
littérature principalement en raison du style des écrivains, en
ne bridant pas son enthousiasme en fonction de l’appartenance politique
ou de la qualité morale de ceux-ci, sans être immédiatement
taxé de conservatisme et accusé de faire partie de la fameuse
ligue des anarchistes de droite aux accents fascisants. Cela est bien
regrettable, et pour avoir rencontré personnellement les principaux
rédacteurs de la revue Cancer !, je crois pouvoir affirmer sans
l’ombre d’un doute que de telles accusations sont en
l’occurrence illégitimes. Bien sûr, je ne suis pas
nécessairement d’accord avec tout ce qui est écrit dans ce
journal ; et bien sûr aussi, je ne partage pas forcément les
centres d’intérêt ou les enthousiasmes de ses
animateurs… Mais, entre nous, quelle importance ? Est-ce là
une bonne raison pour faire preuve d’ostracisme, quand il serait
peut-être plus intelligent de promouvoir des talents divers en direction
des personnes qui sauraient les apprécier et s’épanouir
grâce à eux ? C’est surtout pour la qualité du
style, très drôle et particulièrement enlevé, dans
lequel la revue est conçue, à la manière d’un
melting pot improbable (les noms de Léon Bloy, de Laibach, de Stirner,
de Costes ou d’Alizé s’y bousculent comme dans une partouze
culturelle impossible…), que je veux recommander la lecture de
Cancer !, et la visite du site qui en constitue l’interface
virtuelle.
Post-scriptum conventionnel
(mais sincère) : je voudrais remercier tous les visiteurs du site
pour leur attention et pour leur fidélité, et leur (vous)
souhaiter une année forte et conséquente…
Mise à jour microscopique juste pour souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année à tous les visiteurs du site…
Mise
à jour mensuelle de la rubrique des enthousiasmes du moment…
Suppression des liens obsolètes vers les sites de Dave Navarro au profit d’une redirection vers le site officiel de Jane’s Addiction, et création de liens vers les sites des groupes The Mars Volta et The Cooper Temple Clause.
Création également d’un lien vers le portail électronique Enabime.org.
En effet, j’aimerais attirer l’attention sur ce portail électronique, et plus particulièrement sur le site « INVIDATION » de l’écrivain nocturne Nikola Aquileus. L’auteur y propose, un peu à l’instar de ce que je fais sur mon propre site, de découvrir ses créations littéraires, qui sont en l’occurrence autant de déambulations post-modernes dans les méandres poétiques ou prosaïques d’une vacuité marginale et assumée en tant que telle.
Un vrai talent qui ne demande qu’à se développer et à s’affiner encore…
Mise à jour de la
rubrique des enthousiasmes du moment :
Puisque aucune tribune
significative n’est accordée à la poésie, et parce
que les gens qui sont censés devoir s’en occuper semblent ne pas
vouloir se donner la peine de dénicher de nouveaux talents et de leur
donner une chance de s’épanouir et de trouver leur public,
j’aimerais ce mois-ci attirer l’attention des visiteurs de ce site
sur un jeune poète forcément méconnu, en présentant
un de ses textes, qui a fait débat très récemment sur un
forum de poésie que je fréquente à l’occasion.
Le poème intitulé Pour rien est désormais
disponible sur le site, sous la rubrique
consacrée aux extraits du recueil Seulement Rien.