PHILOSOPHIE
Cette
partie du site a pour but de présenter mon travail philosophique, et de
proposer quelques extraits des réflexions que j’ai pu retranscrire
par écrit, notamment dans le cadre de mon essai intitulé Soit
le néant d’être moi-même (et textes satellites) .
Cette
partie, encore en voie de développement, connaîtra des ajouts
significatifs dans un avenir proche…
Je reproduis ici l’intégralité de la
première partie de mon essai, afin que l’on puisse se faire une
idée claire de la nature du problème philosophique et spirituel
dont il traite et qu’il entend élucider. Cette sorte
d’introduction définit la configuration problématique de
base dans laquelle s’inscrit l’essentiel de mon interrogation
critique, et à partir de laquelle mon entreprise philosophique trouve sa
motivation. Elle ne représente en fait qu’environ un
treizième du corps du texte (« textes satellites »
non inclus), le plus gros de celui-ci étant consacré à
l’analyse du problème et à la tentative de sa
résolution, grâce à la redéfinition des notions de
signification et de rationalité ontologique, et à la proposition
d’une philosophie de
l’hétérogénéité, de la
relativité et de la déréliction absolue censée
déconstruire la philosophie derridienne de la différence et de la
déconstruction pour émanciper définitivement
l’entendement humain de l’ombre fallacieuse de la métaphysique.
Il s’agit donc dans ce livre, notamment à travers l’examen
critique des travaux de Heidegger et de Derrida ainsi que
l’appréhension attentive de la démarche littéraire
d’auteurs comme Samuel Beckett et Pierre Guyotat, de s’efforcer de
poser la question de la nature et du sens de l’existence de la
manière la plus radicale possible, afin d’être enfin
à même de penser l’existence dans l’absolu.
Je mets ici en ligne deux des « textes satellites »
qui accompagnent mon essai philosophique Soit le néant
d’être moi-même .
Ces textes d’une longueur, d’un genre et d’une
thématique variables viennent enrichir le développement
philosophique de l’ouvrage de considérations parallèles ou
complémentaires qui permettent l’éclairage de son propos
à partir d’angles différents, et l’explicitation plus
spécifique ou plus exhaustive de points qui y sont abordés.
S’ils n’ont pas été
intégrés dans le corps même de l’essai parce
qu’ils avaient été originellement rédigés de
façon marginale et isolée, et parce qu’ils auraient pu
affecter l’équilibre textuel du développement principal,
leur compilation agencée d’une manière particulière
et réfléchie donne l’opportunité d’en montrer
la cohérence, et ainsi de mieux définir une thématique
globale, qui est celle du rapport de la philosophie de
l’hétérogénéité aux diverses formes de
conceptions méta-ontologiques qu’elle critique et qu’elle entend
déconstruire (notamment la conception heideggerienne de
l’être comme logos, l’assimilation de l’ontologie
à l’écriture telle que Derrida la théorise, ainsi
que les dialectiques hégélienne et chrétienne) pour
instituer une nouvelle définition du statut ontologique de ce qui
participe concrètement du réel.
Texte
d’une conférence que j’ai donnée le jeudi 3 avril
2003 à l’École Normale Supérieure d’Ulm,
à Paris, dans le cadre intime du séminaire La mort du
philosophe,
organisé par Christophe Litwin et Jean-Baptiste de Froment.
Il
s’agit ici de présenter le plan de cette conférence et
d’expliciter avec rigueur les concepts et points principaux qui ont
été développés dans son cadre, sans que les
développements proprement dits soient nécessairement reproduits
de façon exhaustive, dans leur intégralité. On trouvera
donc dans ce texte à la fois plus et moins que ce qui a
été exposé oralement dans le temps réel de la tenue
de la conférence…