POÉSIE

 

 

 

Une poésie conventionnelle, ou très peu orthodoxe.

Une poésie émotionnelle et sensorielle, ou froidement cérébrale.

Une poésie de l’espace spirituel de l’homme.

Une poésie de son rapport conscient ou inconscient au sens (et à son absence).

 

Ici gisent quelques poèmes rassemblés et agencés dans des recueils dont l’architecture et l’ordre ont été soigneusement réfléchis et élaborés. À travers ces textes, j’aurai essayé de dire un peu de ce dont mon cœur et mon âme auront eu à faire l’épreuve directe ou indirecte, un peu de l’humanité que j’aurai ressentie et dont j’aurai fait l’expérience, en moi-même ou au contact des autres.


 

 

 

 

SEULEMENT RIEN

 

Entre l’autobiographie poétique et le recueil de fictions métaphoriques, entre la méditation mélancolique et la décomposition cérébrale, Seulement Rien est le premier tome, volontairement très divers sur le plan stylistique, d’une trilogie pensée pour illustrer la déréliction en la mettant, à proprement parler, en perspectives.

Le lien ci-dessus permet la visualisation de la table des matières, qui permet non seulement de voir la structure globale du recueil, mais aussi d’avoir accès à plusieurs poèmes qui en sont extraits.

 

 

 

LA VIE EN FLAMMES

 

Le corps troué de part en part ressasse son vide intérieur et masturbe sa douleur. Il se touche à travers elle pour se sentir exister.

 

Sur les traces de l’échec programmé de la fuite en avant d’une humanité en lice avec elle-même et en proie à sa vacuité, le deuxième volet de la trilogie de la déréliction explore, à la lumière paradoxale de la mort, la face morbide du déploiement des cycles vitaux sous un soleil aussi nourricier que mortifiant, lui-même sans assise ni raison d’être. Corps célestes et terrestres s’y poursuivent ainsi en vain au fil de leur dérive sans fin, suivant l’articulation d’une dialectique implacable qui voit victimes et bourreaux se succéder, se torturer et échanger inlassablement leurs rôles, volontairement ou contre leur gré. Violence, fiel, addiction, délire, aliénation, supplice, sadomasochisme, viol, meurtre, guerre et prédation constituent donc les maîtres mots de ce recueil apocalyptique, qui décline, à travers quatre parties à peu près égales, quelques-uns des rouages et quelques-unes des figures d’une certaine aporie civilisationnelle et existentielle que l’humanité se tue littéralement à perpétuer, sous l’égide sanglante de Dieu.

 

 

 


 

RETOUR À LA PAGE PRINCIPALE